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mercredi 18 janvier 2023

Les Cow-Boys Lovers

 TITRE : Les cow-boys lovers

AUTEUR : Pierrette LAVALLEE
EDITIONS : Sharon Kena



Résumé

Bill, Jesse, Butch, Franck et Calamity sont les membres de la Fratrie Sectang qui gère, avec l’aide de Dylan, un petit village touristique ayant pour thème le Far West
Et comme dans l’Ouest américain tout n’est pas si paisible que ça au sein de ce petit paradis... Violence, vol, tentative de meurtre, chantage vont mettre les nerfs de nos cow-boys à rude épreuve, mais quand amour et sensualité s’en mêlent la situation risque de devenir… Intense !

Mon avis

Après avoir découvert l’auteure, Pierrette Lavallée, avec la saga La Malédiction Tsigane, je n’ai pu résister à me procurer un autre de ses ouvrages. Mon choix s’est porté sur une autre saga, celle des Cow-boys Lovers, en intégrale. Une nouvelle fois, je me suis plongée dans les aventures d’une fratrie : quatre frères et une sœur ainsi que leur meilleur ami, frère de cœur.

Les Sectang sont une fratrie unie. Leurs parents, adorateurs du Texas et du mode de vie des cow-boys, décident d’acheter des terres autour d’un village qui se mourrait. Ils ont ainsi crée un Texas miniature et redonner une économie au secteur. Lorsque leurs enfants ont été assez grands, les parents sont partis, leur laissant le soin de poursuivre leur œuvre et tout gérer… L’adoration des Sectang pour l’univers far-west a été tel que tous leurs enfants portent les noms des célébrités : Buffalo Bill (celui qui gère tout), Jesse James (qui s’occupe du saloon), Butch Cassidy (le shérif qui est aussi flic à la base), Franck James (le dompteur de chevaux) et Calamity Jayne (la fine gâchette). À eux cinq, il faut ajouter Dylan, leur ami de toujours et maire du village. Durant la saison, tous assurent les spectacles, et gèrent la venue des touristes. Les terres sont cultivées, le ranch et le village prospèrent. Seul ombre au tableau, ils sont célibataires…

L’auteure va nous plonger dans la romance et l’intrigue pour chacun de ses personnages. Ce ne sont pas des textes de romances à l’eau de rose… Les Sectang vont parfois jouer avec le feu, le danger et aucun n’est prude. L’érotisme est de mise mais le respect pour leurs conjoints aussi. J’ai souvent souri face à certaines répliques et que dire du nom du village : le Sexas ! dont les origines sont dévoilées dans le texte. Un fil conducteur nous permet de passer d’un récit à l’autre, et des révélations apparaissent au fur et à mesure.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture et je n’ai pas vu passer le temps. C’était même limite trop court, et j’aurais voulu plus !! Je sais bien : quand ça plait, on n’en a jamais assez !!

Extrait

Jesse se mit à rire de bon cœur. Callie en fut soufflée. Il semblait plus doux, plus… abordable et une moiteur révélatrice se nicha au creux de son intimité.
- Il n’y a rien en ce moment dans le village. Les seules chambres d’hôtes ne sont ouvertes que pendant la saison. Le Sexas est une petite ville…
- Le quoi ?
- Ben quoi, ma jolie, tu n’as pas vu la pancarte à l’entrée « BIENVENUE AU SEXAS » ?
- Ah non, en effet. Pourquoi ce nom, parce que tu donnes des prestations sexuelles sensas ?
Jesse piqua un fard. Lui qui se targuait d’être un séducteur se retrouvait sans voix devant l’insolence de la jeune femme. Elle le désarçonnait complètement. Il s’abaissa à son niveau et frôla son visage de ses lèvres sans vraiment les poser. Callie serra les poings. À chaque passage de sa bouche, une brûlure s’infiltrait sous sa peau.

vendredi 11 juin 2021

Eala Bhàn

TITRE : Eala Bhàn
AUTEUR : Emmanuelle LAGADEC
EDITIONS : Sharon Kena



Résumé :


Une rencontre inattendue.
L'éveil d'une magie ancestrale.
De vieilles convoitises ravivées.
L'existence d'un autre monde à la fois merveilleux et terrifiant.
En découvrant qui elle est, Loaven devra faire un choix : tirer un trait sur son passé et endosser le rôle qui l'attend ou rester auprès de ceux qu'elle aime, au risque de condamner l'humanité.


Mon avis :


Une couverture sublime + Un résumé intriguant, il n’en a pas fallu plus pour qu’Eala Bhàn attire mon regard. Et quelle surprise lorsqu’un de mes fils (âgé de 11 ans) m’offre ce roman pour mon anniversaire ! Je l’ai dévoré en deux jours.

Emmanuelle Lagadec a su mêler les légendes à son intrigue et sa plume nous transporte au fil des pages, mais aussi dans le temps (ce qui nous permet de mieux comprendre certaines choses). 

Loaven est une jeune femme, épanouie dans son travail, mais avec une blessure au cœur. Elle s’est éloignée de sa famille et vit à Londres. Lors d’une soirée dans une boite de nuit, sa vie va basculer. Elle gagne à une loterie quinze jours dans un manoir écossais dont le propriétaire tient également l’établissement de Londres. Elle fera ainsi la connaissance de Joshua, le grand patron, et de Peter, son associé. Ce séjour va bousculer son existence jusqu’à la remettre en question. 

Le récit est écrit au présent (même si j’ai plus l’habitude du passé dans les romans, il semblerait que le présent devient « à la mode ». Mais, ça ne me dérange pas même si quand je lis, j’ai tendance à transcrire au passé dans ma tête, lol). On permet au lecteur d’avoir également plusieurs points de vue : Loaven, Joshua et Mahé dont on découvrira l’identité et le rôle en avançant dans la lecture. On se promène en rêvant dans cette Ecosse que nous fait découvrir l’auteure. Une Ecosse avec des paysages sublimes et des légendes envoûtantes. L’intrigue se profile au fil du récit et on veut toujours en savoir plus. Les sentiments forts de Loaven nous emportent avec elle. Le mystère qui entoure Joshua et Peter est intriguant. Et le final est époustouflant. Jamais, je n’aurais pensé que ça se terminerait ainsi !

Pour conclure, Eala Bhàn est fait pour les passionnés de récits fantastiques s’inspirant de légendes réelles, pour les amoureux de l’amour et pour les épris d’intrigue surprenante. Ce fut une lecture qui m’a énormément plu et que je ne peux que conseiller. Laissez-vous tenter par cette superbe couverture qui en dit beaucoup plus que vous ne le pensez !

Extrait :


Je claque la porte et me précipite dans la salle de bains. J’ai l’impression que ma marque au-dessus de mon sein est en feu. Face au miroir, je retire mon pull pour voir l’étendue des dégâts. Comme je m’y attendais, ma peau est à vif. Ma tache est enflée. Je me rapproche du miroir. La fine ligne violette a gagné du terrain et affleure au niveau de mon cou. L’affolement fait légèrement trembler mes mains. Je récupère un coton dans ma trousse de toilette et l’imbibe d’eau chaude et de savon. Je tapote doucement ma peau lésée. La chaleur atténue les démangeaisons, mais cela ne sera que temporaire. Il faut que je trouve un moyen de me soulager. Je ne vais pas pouvoir passer la nuit comme ça.

mercredi 13 mai 2020

Black Devils - Tome 1 - Et si tu m'appartenais?

TITRE : Black Devils
Tome 1 – Et si tu m’appartenais
AUTEURS : Pierrette et Aurélie LAVALLÉE
EDITIONS : Sharon Kena




Résumé


Tigrane Forrest est le Vice-Président des Black Devils, un gang de motards sans foi ni loi. Tout le monde le décrit comme froid, insensible, létal... aussi bien ses frères, que les brebis qu’il consomme allègrement.

Aimée Cabello était la meilleure amie de Tigrane avant qu’elle ne quitte Belford Price quelques années plus tôt, brisant le cœur de ce dernier. Sa haine envers cette bande de bikers est ancrée en elle depuis l’enfance.

Leur éloignement a laissé des traces et lorsqu’Aimée et Tigrane se retrouvent, un énorme fossé les sépare. Tigrane n’est certain que d’une chose : Aimée lui appartient et il est bien décidé à la convaincre de rester avec lui, même s’il doit pour cela, liquider tous ceux qui se mettront sur sa route... Parole de Black Devils.

Mon avis




Je remercie les éditions Sharon Kena pour ce service presse par le biais de Simplement.pro. Je connaissais déjà la plume de Pierrette Lavallée, mais pas encore celle d’Aurélie. Les deux ensembles apportent une belle harmonie.

Black Devils est une série sur un gang de bikers. Dans ce premier tome, on découvre Tigrane Forrest, le vice-président du MC qui retrouve son amie, son amour de jeunesse, Aimée, victime de violence et amenée à l’hôpital de Belford Price par Jalia, une jeune femme avec laquelle elle a tissé des liens d’amitié. Durant le récit, on apprend les raisons du départ de la ville d’Aimée, celles qui ont amené Tigrane a intégré les Black Devils alors que tous deux les détestaient. Aimée, sous la protection de Tigrane, va devoir tenter de cohabiter au Clubhouse avec le reste du gang et tout ce qui l’entoure. La romance est certes présente dans ce texte, mais une double intrigue apparaît : celle concernant la violence subie par Aimée et une attaque contre les anciennes brebis du gang qui se font tuer. 

Le lecteur suit à la fois les pensées de Tigrane et celles d’Aimée en alternant les chapitres. Pour le biker, l’écriture est crue par moment, la bestialité est de maitre, le vocabulaire assorti à un gang (les brebis pour les filles partageant leurs faveurs de ces hommes, considérées comme des prostituées, la messe qui est une réunion entre les membres les plus importants du gang, etc…). J’espère ne pas me tromper, mais j’ai cru reconnaître la touche de Pierrette. Concernant les chapitres du point de vue d’Aimée, on passe à la crainte, la peur, la fragilité. La plume est plus douce et délicate. Aimée a un passé tortueux, maltraitée par son père lorsqu’elle était enfant, et plusieurs années encore après avoir réussi à échapper à son emprise. On ressent souvent cette peur, et même si parfois elle peut agacer (j'avoue que je grimaçai au surnom Mon Tigre), j’ai pris plaisir à être témoin de l’évolution de la jeune femme au contact de certains personnages de ce roman. Elle commence à avoir confiance en elle et elle s’ouvre plus notamment à Tigrane. Si là aussi, j’ai vu juste, je pense qu’il s’agit de la plume d’Aurélie. 

L’intrigue, l’action et la romance sont pour moi de clés maitresses pour une lecture intense. Et j’ai dévoré ce livre en une journée. Ajoutez des personnages hauts en couleurs et aux caractères forts et mon cœur bascule complètement. J’ai adoré les bikers : Tigrane bien évidemment, mais pas que… J’ai hâte de découvrir les aventures d’Antek, Drees, mais surtout de Lokan qui, je l’avoue, est un peu mon chouchou. Golden, une brebis ayant le poste d’Hôtesse (c'est-à-dire qui s’occupe de la gestion et des autres brebis) a beaucoup évolué dans ce premier tome et c’est un personnage que j’ai apprécié. Il en va de même pour Jalia qui, je suppose, va sûrement trouver sa place auprès du couple prochainement. 

Cette lecture fut intense, troublante par moment et il faut s’accrocher car les bikers ne sont pas des anges. Les autrices le démontrent au fil des pages en employant le vocabulaire qu’il convient. En ce qui me concerne, j’ai été séduite par l’intrigue, les personnages et la façon dont c’est raconté. C’est un joli coup de cœur ! 

Extrait


  • Je suis un Black Devils, j’en suis même le Vice-Président, mais je suis toujours moi, Tigrane Forrest, ton ami, ton meilleur ami, ton Tigre.
Elle éclate en sanglots et je m’installe à ses côtés, la serre dans mes bras. Elle pleure un long moment puis s’endort ainsi, sa tête sur mon épaule. Je baisse les paupières et me contente de rester là, sans un mot.
J’ai dû plonger dans le sommeil moi aussi, car c’est la main de Drees me secouant qui me réveille. Il pose un doigt à travers sa bouche et m’indique de le suivre dans le couloir. J’allonge doucement Aimée et le suit sans un bruit.
  • Que se passe-t-il ? lui demandé-je.
  • Sharon est morte ! m’assène-t-il.
Je reste sous le choc quelques secondes. Sharon était l’une de nos Brebis jusqu’à ce qu’elle rencontre l’homme de sa vie, un simple ouvrier du bâtiment.
  • Comment ?
  • Elle a été violée, assassinée… On lui a aussi gravé un signe sur le front.
  • Lequel ? insisté-je, pris soudain d’un mauvais pressentiment.
Il indique l’écusson que nous portons sur nos blousons, un diable cornu tout de noir vêtu.
  • Des cornes noires, chuchote-t-il.
Là, il n’y a plus de doute possible, ce sont les Devils qui sont visés et nous ne laisserons pas ce crime impuni.

mercredi 11 septembre 2019

Amitchigan

TITRE : Amitchigan
AUTEUR : Maëva CATALANO
EDITIONS : Sharon Kena



Résumé


Gyver Samuels est une jeune barmaid américaine à la langue bien pendue et à la cuisse légère. Elle aime profiter de la vie et n’a que faire de l’opinion des autres. Son père est officier de police et va lui confier, pour le bien d’une enquête, un jeune témoin amish. Mitchell est tout l’opposé de Gyver : coincé et religieux, mais également terriblement séduisant. Elle va accepter de le prendre sous son aile pour une série d’aventures les plus rocambolesques les unes que les autres.

Mon avis


Amitchigan. Le titre est très intrigant, avouons-le ! Et la couverture dévoilant tout juste un homme et une femme opposés l’un à l’autre donne déjà du piquant !

Dès les premières phrases, le ton est donné. Gyver n’est pas le genre de fille bon chic bon genre, vit à Détroit dans le Michigan et est fille de flic. Elle ne fait pas un 36 en taille et n’a pas sa langue dans sa poche. Elle collectionne les hommes, aime le sexe et refuse de s’engager. Elle cumule deux boulots pour arriver à boucler ses fins de mois : barmaid trois fois par semaine avec une relation très chaude avec le patron et serveuse en patins à roulettes dans un autre établissement. Bref, tout va pour le mieux jusqu’à ce que son père lui demande un énorme service : s’occuper d’un témoin de braquage qui a pris deux balles. Le seul hic, c’est un amish. Autant dire que le bouleversement tant pour l’un que pour l’autre va être énorme. Mitchell a vingt ans et n’a jamais désiré faire sa Rumspringa c'est-à-dire le droit d’explorer les interdits avant de confirmer sa foi. 

Gyver et Mitch vont apprendre à se découvrir mutuellement et quelques fois, il y aura des étincelles. Durant des mois, on suit l’évolution de cette relation et la modification des comportements. L’intrigue en elle-même est simple, mais la plume piquante apporte une touche pimentée très sympa qui prête souvent à sourire. Personnellement, j’ai vu arriver certaines phases de très loin, notamment concernant le diamant disparu, mais j’ai passé un agréable moment de lecture sans prise de tête. Et je dois bien avouer que quelque fois, ça fait du bien ! Les personnages de Gyver et Mitchell sont très attachants : l’une avec son côté de folie intense et l’autre avec sa sagesse et sa patience. Pourtant, l’un et l’autre vont déteindre sur leurs caractères spécifiques…

Amitchigan est une jolie romance bien piquante qui se lit avec facilité et beaucoup de plaisir. Je découvrirais volontiers un autre texte de Maëva Catalano dans ce même genre ou dans un autre.

Extrait


 Ô désespoir ! Il ne reste dans ce coin-là que des petites culottes taille 36. Je m’aperçois avec horreur que l’amish s’est dirigé vers le rayon « je suis un touriste à tête de con » et qu’il essaie déjà un bonnet miteux tricoté de jaune blanc et bleu où est inscrit en gras « MICHIGAN ». J’ai bien peur qu’il ne soit infesté de poux. Je lui arrache de la tête tandis qu’il laisse échapper une plainte, plus par surprise que par douleur.
- Ça ne va pas ? Tu veux mourir du tétanos ou quoi ? C’est dangereux ces choses-là ! Je m’écrie tandis qu’il se masse caricaturalement l’arrière du crâne.
Je lui ai embarqué un peu de cheveux en passant, il n’aura peut-être pas besoin d’un passage chez le coiffeur. Le pire c’est que cette toque miteuse lui allait bien ! Michigan, ça me plaît. Ça pourrait bien devenir son nouveau surnom.
Je lui largue dans les mains tout ce qui passe devant mes yeux, c’est-à-dire des jeans plus ou moins potables et des pulls non troués – Dieu soit loué ! Enfin peut-être quelque chose qui me fera oublier la vision de ces immondes bretelles.

vendredi 26 juillet 2019

Le dernier métro pour Artala

TITRE : Le dernier métro pour Artala
AUTEUR : Ena FITZBEL
EDITIONS : Sharon Kena


Résumé


Dans le lointain pays d’Artala, les nobles sont dotés de la jeunesse éternelle. L’on raconte qu’Érato, leur impétueuse reine, use de magie pour la leur procurer. Mais la réalité est tout autre…
Le jour où son secret est mis en péril, Érato décide de faire appel à Orfef, un ancien lieutenant de sa garde personnelle, banni quelques années plus tôt. Pour aller le trouver aux confins du royaume, elle s’adresse au meilleur ami de celui-ci, Silas, son chef des armées.
Le voyage serait bien plus simple pour Silas s’il n’était pas accompagné du premier lieutenant d’Érato, la piquante Nausicaa, qui l’attire plus que de raison. Laissez-vous entraîner dans un tourbillon d’action et de sentiments sur fond de fantasy.
Le dernier métro pour Artala vous attend !

Mon avis


J’ai eu l’occasion de lire Le dernier métro pour Artala lors du Lucky Day organisé toutes les semaines par la maison d’éditions sur FB. J’avais toujours intrigué par le titre et la couverture qui me paraissait contradictoire. Et ma curiosité fut assouvie.

Ce récit m’a fait pensé au départ à du fantasy. Mais je dois dire qu’à la fin de ma lecture, j’opterais plus pour du fantastique simple. Artala est un royaume dirigé par la reine Érato. Cette dernière est au pouvoir depuis des dizaines d’années et ne prend pas une ride comme la majorité de sa cour. Elle doit ceci à un élixir de jouvence. Mais le Protonodos qui lui permet d’accéder à cet élixir se referme. Elle va faire appel à son chef des armées, Silas, afin qu’il convainc son ami Orfef de revenir au château pour régler ce problème. En échange, la Reine promet à Silas de guérir son fils unique atteint d’une maladie mortelle. Dans cette quête, Silas sera accompagné d’un lieutenant de la garde, la belle Nausicaa.

L’auteur a crée un monde basé sur la mythologie des dieux grecs mais on ne l’apprend que bien plus tard et de façon un peu brute. En fait seuls les chevaux ailés donnaient un indice de ceci et ce n’est que vers la fin que j’y aie pensé. Ce monde vit en parallèle au nôtre mais lors d’une époque antérieure : celle de la prise du pouvoir par Hitler en 1933. D’ailleurs tout ceci n’est pas dit franchement mais sous-entendu… C’est ce qui m’a fait basculer vers un récit fantastique plus que fantasy. J’avoue que le concept de la société secrète dans notre monde dans le but de protéger et de cacher le monde d’Artala est une très bonne idée !

Concernant les personnages. Je ne cacherai pas mon mépris pour la reine Érato. Elle est exécrable ! Silas est un personnage attachant, brut de décoffrage. Il ne cache pas ses sentiments. C’est un père absent mais aimant ! Et quand il aime, il est prêt à tout. Orfef est plus secret. C’est un homme au lourd passé et blessé dans son cœur. D’ailleurs Nausicaa ne le nomme pas pour rien Cœur mou ! Pourtant, pour son ami, il accepte ce qu’il s’est toujours refusé de faire : aider la Reine. Nausicaa m’a donné plus à réfléchir. J’ai eu du mal à la comprendre ! Elle est hautaine, imbue d’elle-même, elle refuse de se passer de son élixir, elle se joue des sentiments et prend plaisir à rabaisser Silas et Orfef. Mais, à côté de ça, elle se donne à eux, offrant son corps à leurs caresses… et ce dès le départ avec Silas (d’ailleurs ça m’a plus que surprise). Ce trio amoureux m’a parfois agacé ! Au final, l’auteur a trouvé une solution (une solution qui m’a fait penser à une des Sœurs de la Lune, saga du même nom).

Cette lecture a été curieuse et mitigée. J’ai apprécié la plume de l’auteur mais j’aurais aimé avoir plus de détails, plus d’indices sur l’origine de la mythologie grecque. C’est ce qui m’a manqué. Même si Nausicaa a évolué durant le récit, j’ai toujours autant du mal à la cerner. Mais ça, on n’y peut rien. C’est comme dans la vie de tous les jours, il y a des gens avec qui ça passe et d’autres non !
J’ai découvert la plume d’Ena Fitzbel et je serais curieuse de la lire dans un autre registre.

Extrait 


Tandis que les deux femmes se tiennent l’une en face de l’autre, ignorant sa présence, Silas en profite pour les observer. Nausicaa dépasse Érato d’une tête. La blancheur de leur peau offre un contraste saisissant avec la blondeur de la reine et la noirceur des chevaux de son lieutenant. Ainsi que le veut la mode à la cour, elles sont toutes deux coiffées d’une longue tresse qui tombe sur le côté droit.
Depuis le bas de l’estrade, le général distingue deux visages identiquement beaux et froids ; figés dans le temps par la magie d’Érato, ils rayonnent de jeunesse. Plus que tout, il exècre cette cour des privilèges où la santé et la longévité sont l’apanage de la reine et de l’aristocratie. Orfef en bénéficiait lui aussi, du temps où il appartenait à cette élite. Silas n’est pas de noble naissance. Il est simplement fils et petit-fils de militaire. Mais même s’il avait eu accès à la potion miraculeuse de la reine, il n’aurait jamais accepté d’en prendre.

mardi 7 mai 2019

Alter Ego

TITRE : Alter Ego
AUTEUR : Emmanuelle LAGADEC
EDITIONS : Sharon Kena


Résumé


2024, une date gravée dans l’esprit de tout un chacun. Les guerres enrayées, les maladies oubliées. Mais à quel prix ? Une population endoctrinée, dénuée de personnalité, condamnée à obéir. Parmi ces esclaves inconscients se compte une minorité d’enfants et d’adolescents. Nous sommes les Entiers.

Je m’appelle Thaïs et j’ai grandi entre les murs sécurisants du Seminarium. Je me sentais alors aimée, privilégiée et reconnaissante envers ceux qui m’avaient conduite dans ce havre de paix. J’y appréciais les promenades quotidiennes dans les nombreux jardins, prenais plaisir à entendre les histoires fascinantes du Vieux Monde que nous contaient les nurses et je suivais avec assiduité les cours magistraux où les professeurs nous vantaient les mérites de la Disjonction pour qu’elle nous apparaisse comme l’une des étapes de l’évolution de l’âme.

Tout était parfait. Absolument parfait. Mais le voile finit toujours par se lever sur la vérité.

Aujourd’hui, j’ai dix-huit ans et je dois faire un choix : rester au Seminarium pour subir l’inévitable ou m’évader de ma prison dorée…


Mon avis



Je n’ai pu résister à la superbe couverture d’Alter Ego qui offre en plus un récit dystopique. Il faut bien avouer que j’adore ce thème et j’étais très curieuse de découvrir la plume de l’auteur dans ce registre. 

Une fois n’est pas coutume, on plonge dans l’intrigue dès les premières lignes avec Thaïs, une jeune femme de 18 ans qui a fui le Seminarium pour ce retrouver entre les mains d’une communauté de Mala qui apparaissent comme des être dépourvus de bonté. L’auteur nous apprendra au fil de l’histoire ce qu’il s’est passé pour que l’humanité en arrive à un niveau où la communauté est divisée en Bonum et Malum (comprenez Bon et Mauvais). Dès l’âge de 18 ans, les jeunes doivent subir la Disjonction qui les classera soit l’un ou l’autre des communautés. Cependant, Thaïs s’est échappée… Pourquoi ? Qu’est-ce vraiment la Disjonction ? Beaucoup de questions trouveront leurs réponses au fil du récit.

Quelques personnages tournent autour de Thaïs, cette jeune femme ordinaire qui suit son instinct, courage mais vulnérable. D’abord, nous avons Aiden qui parait bien sombre, violent comme tous les Mala, mais au fil des mots, on aperçoit son désir de protection envers la jeune femme. Pourquoi ? Encore une question… Il est envoûtant et attirant malgré les horreurs dont il est capable. Puis, vient Tristan, l’Alpha de la communauté, un homme d’une quarantaine d’années, scientifique de son état, qui aide beaucoup les Malum. Ce dernier dévoilera les terribles vérités à propos du soi-disant monde parfait créé pour éviter les conflits. Il apparaît comme un père et arrive mieux que les autres à contrôler ses côtés pervers de Malum. D’autres seront aussi de la partie telle que Lya, une rousse incendiaire tout comme son caractère qui cache des blessures profondes, ou Evan qui représente le diable.
Les Malum possèdent le côté sombre de l’humanité tandis que les Bonum le côté positif et solaire. Aussi, la pauvre Thaïs va être témoin et parfois victime des horreurs que peuvent commettre ces êtres dénués d’humanité. Cependant, elle apprendra également qu’elle a une mission : aller dans l’Eden et tuer le Monarque. 

Alter Ego est un roman où mystère, actions et sentiments (bons comme mauvais) sont de la partie. J’ai lu d’une traite cette histoire et je m’y suis plongée dedans pour n’en sortir qu’à la fin. Le positif et le négatif de l’humanité est mise en avant avec, au final, une leçon à en tirer. La plume de l’auteur est parfaitement maîtrisée et fluide. Bref, ce fut un réel coup de cœur pour cette dystopie que je ne peux que conseiller. Moi qui ait lu souvent ce thème en format trilogie, je suis plus que ravie de lire un récit en un seul tome. En effet, généralement, au bout du troisième, je me retrouve déçue de la fin. Avec Alter Ego, ce ne fut absolument pas le cas ! Les plumes francophones nous offrent un beau panel d’ouvrages intéressants aux univers variés. J’en ai encore eu la preuve ! 

Extrait 


Je reconnaîtrais entre mille ce timbre de voix cassée, propre à Ornella.
- Ce coup-ci, tu vas y passer, ma jolie, susurre-t-elle à mon oreille.
Un frisson d’épouvante me parcourt le corps.
- Amusons-nous un peu avant, si tu le veux bien ! lance un homme en brisant le cercle.
- Avec joie, Evan ! réplique Ornella, en resserrant sa poigne sur mes bras.
Des sifflements et des cris semblables à ceux de bêtes sauvages s’élèvent dans la cave. Un sourire sardonique aux lèvres, Evan plante son regard noir dans le mien et avance de quelques pas dans ma direction.
- Qu’est-ce que tu attends ? lui crié-je pour me donner le courage d’affronter la situation.
Le Malum s’humecte les lèvres et me sourit.
- J’aime jouer avec mes proies, déclare-t-i en m’empoignant violemment par les cheveux.
Les acclamations des spectateurs se décuplent. Mon cœur cogne à tout rompre dans ma poitrine. Evan me force à relever mon visage vers lui. Ceci fait, il s’empare de ma bouche avec avidité.  

vendredi 3 mai 2019

Hadrian, le destin d'une panthère

TITRE : Hadrian, le destin d’une panthère
AUTEUR : Françoise GOSSELIN
EDITIONS : Sharon Kena


Résumé


Je l’ai perdue.

Margaux est morte.

Au domaine, rien ne va plus, et mon départ est préférable.

Pour mieux me reconstruire, m’a dit Cara.

L’occasion s’est présentée, lorsque je me suis retrouvé dans ses rêves.

Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Pourquoi m’appelle-t-elle ?

Elle est la dernière de son espèce, tout comme moi, et le Destin vient de m’offrir une nouvelle chance.

Seulement le danger rôde et les problèmes s’accumulent.

L’histoire va-t-elle se répéter ou arriverai-je à temps pour la sauver ?


Mon avis




Ayant beaucoup apprécié mes lectures des deux tomes d’Alphas, je n’ai eu aucune hésitation à me procurer le Spin-Off de la série qui met en avant Adrian, le meilleur ami et familier de Cara, la louve dorée.

Que dire d’Adrian ? Dans Alphas, le beau mâle panthère m’a beaucoup intrigué. J’avais décelé en lui un sombre mystère en partie dévoilée dans la série, mais pas que… Dans ce roman, l’auteur nous permet de mieux faire connaissance avec lui. 
Lié à la Mysique, Adrian parait un peu perdu après la mort de Margaux et c’est dans une situation perturbée qu’on le retrouve. Ses songes sont visités par une panthère des neiges, une femme de son espèce et sûrement la dernière. Pourtant, lorsqu’il la retrouve en face à face, les choses ne seront pas faciles. Non seulement, la demoiselle n’est pas d’humeur tendre, mais elle est dans les ennuis jusqu’au cou. Ajoutons une jalousie possessive caractéristique à son espèce, elle aura plus que du mal à accepter le lien qui unit le mâle à la louve dorée. Bref, entre Kayleen et Adrian, les étincelles n’ont pas fini de fuser et ajoutons la venue de Cara pour que le feu d’artifice soit complet !

Le Spin-Off d’Alphas est assez sombre. La sauvagerie est présente. Les sentiments sont perturbants et perturbés. Les deux panthères se savent destinées, mais leurs hôtes ne sont guère enclins à l’amourette. Et le danger est permanant et tourbillonne autour du trio. Si on apprend mieux à connaître Adrian, certaines zones restent dans l’ombre et, si je ne m’abuse, je suis persuadée d’avoir les réponses dans l’autre série de l’auteur, Raven Hale (ayant les 3 premiers tomes, il faudrait que je m’y mette). La plume est précise et met en avant le côté animal des personnages. Ce ne sont pas des anges et ils n’hésitent pas à se salir au besoin. J’ai également apprécié que les femmes ne soient pas des victimes qui ont besoin de protection. Certes, elles en ont besoin mais elles savent se défendre et se relever pour mieux frapper à nouveau. 

Pour conclure, j’ai adoré Adrian et ce fut un coup de cœur et un coup de maître de l’auteur qui a réussi à me plonger dans le récit du début à la fin. Et que dire de la couverture : sublime !

Extrait


Lorsque sa paume toucha la mienne, tout mon être s’électrisa. Un frisson délicieux me parcourut des pieds à la tête. Je lui jetai un coup d’œil : elle l’avait ressenti également. Ses prunelles étincelèrent, accentuées par son maquillage sombre. Elle était si magnifique que je me perdis un instant dans la pureté de ses prunelles.
Mon voyage psychique débuta.
Je discernai sa bête cachée derrière ses iris ; elle m’analysait, m’observait, me jaugeait de son regard perçant. Etais-je un ami ou un ennemi ? Elle l’ignorait Etais-je digne de confiance ? Elle s’ébroua dans l’enveloppe de son hôte, elle jugeait que oui, elle pouvait se fier à moi.

jeudi 17 janvier 2019

Dark Soul

TITRE : Dark Soul
AUTEUR : Angie L. DERYCHERE
EDITIONS : Sharon Kena


Résumé


Jessica étudie les lettres à la Faculté de Paris. Belle, charmante et studieuse, elle décline toutes les invitations aux fêtes d’étudiants qui se présentent à elle. Sauf une à laquelle sa meilleure amie Lucie la persuade d'aller ; Jessy accepte alors de la rejoindre chez Claudia pour tenter d’approcher le garçon qui lui plaît.

Cependant, elle n’ira jamais à la fête.

On l’attend, caché derrière des bosquets.

Ils sont trois. Trois hommes qui feront d’elle un objet sexuel.

Son besoin de lever le pied va l’envoyer dans l’horreur où le pire des cauchemars l’attend.

Dans ce huit clos des plus étouffants, Jessica saura-t-elle se sortir des ténèbres ?

Mon avis


Dark Soul est ma première lecture dans le genre Dark Romance. Je ne dirais pas que ce style littéraire fait parti de mes favoris. C’est très spécial et je pense qu’il faut prendre un certain recul en lisant ce genre. Angie L. Derychère a une jolie plume et a su user de termes adéquats afin que la situation décrite passe mieux. 

Jessica est une jeune étudiante à l’université et se fait enlever afin de devenir une esclave sexuelle dans les pays du Maghreb. La situation est très vite mise en place, il n’y a pas de mystère là-dessus. La jeune femme va rapidement comprendre que l’horreur ne fait que débuter, surtout lorsqu’elle s’aperçoit que son professeur, William Andrew, est l’investigateur de son kidnapping. Avec deux autres hommes, Sofian et Marc, ils vont lui apprendre à donner du plaisir avec son corps. Torture, violence, viol, humiliation seront au programme. Au fil du récit, on découvrira que ce réseau dirigé par un certain Abib, n’en est pas à sa première recrue et seules les vierges les intéressent. Seulement, malgré les horreurs, un attachement mutuel commencera à lier Jessica et William. C’est là que la définition du syndrome de Stockholm prend tout son sens. 

L’auteur a émis un avertissement au début du roman et, en effet, les âmes sensibles risquent de ne pas supporter les perversités décrites. Seulement, ne pensez pas qu’il y a justes des scènes de viol, de sexe et  d’autres horreurs. L’auteur nous permet d’entrer dans la tête de la victime, mais aussi dans celle du bourreau. On découvre l’évolution des émotions de l’un et de l’autre… Ainsi, le texte a plus de profondeur et l’intrigue bien loin d’être résolue lorsqu’on lit le dernier mot. 

Pour conclure, si le genre littéraire en lui-même n’est pas mon style, il n’en reste pas moins que la plume de l’auteur est prenante et profonde. Les personnages sont très humains et par conséquent, on peut se dire qu’il nous est possible de les croiser dans la rue ou dans notre entourage sans savoir qui ils sont. Le thème des esclaves sexuelles enlevées est malheureusement toujours d’actualité et n’imaginez pas que ces situations barbares n’ont lieu que dans certains pays éloignés du nôtre ! Quoiqu’il en soit, nombre de jeunes filles sont arrachées à leurs vies tranquilles, et des Jessica subissent des actes abominables qui détruisent leurs âmes et leurs corps. La fin est assez perturbante dans un sens et je m’interroge vraiment sur la façon dont cette histoire va se terminer !

Extrait


Je n’avais pas la moindre notion du temps depuis ma captivité, mais je compris, lorsque William Andrew pénétra dans ma chambre, qu’il était bien trop tôt pour anéantir ma liberté rêvée.
Il s’avança vers moi d’un pas lent tout en arborant un large sourire de satisfaction quand il s’aperçut que j’étais réveillée. Je me redressai dans le lit, remontant dans mon mouvement, la couverture qui me protégeait de sa vue.
C’était idiot, je n’étais pas nue, mais j’appréhendai la lueur qui faisait briller ses yeux à cette seconde.
- Tu as bien dormi, ma belle ?
- Oui, bredouillai-je avant que mon esprit ne me rappelle l’oubli à ne pas faire. Maître… j’ai bien dormi.
Il lâcha un rire et vint s’installer à mon côté.
- J’en suis ravi, ma petite Jessy. J’espère que tu es en forme, car tu vas avoir besoin de beaucoup d’énergie pour attaquer la journée.
Je hochai misérablement la tête. Quelque chose me disait que je n’allais pas du tout apprécier cette leçon numéro trois. Et j’avais raison de me méfier.

vendredi 7 décembre 2018

Larme Sélène

TITRE : Larme Sélène
AUTEUR : Emmanuelle LAGADEC
EDITIONS : Sharon Kena


Résumé


Ses larmes versées récoltées ramèneront à la vie les trépassés et feront goûter aux mortels les saveurs de l'immortalité. Extrait du grimoire des Ombres.
Strandhill, le nom de ce village Irlandais, hantait ses pensées. Elle devait s'y rendre. Pourquoi ? Elle l'ignorait. Mais une force indescriptible l'y attirait. 
En quittant Paris pour la verte Erin, Bleunwenn a la certitude d'y retrouver la quiétude et l'inspiration. Mais sa rencontre avec le séduisant Liam l'entrainera dans un tourbillon de révélations. Sorcellerie, écriture automatique, message d'outre-tombe… Bleunwenn devra affronter ses peurs, faire face à l'irrationalité et accepter que sa vie y soit liée.

Mon avis 


Ce roman m’a été envoyé par les Editions Sharon Kena lors d’un Service Presse, sous format numérique. Je remercie ces professionnels de l’édition pour leur confiance.

Je dois avouer que le résumé m’a tout de suite plu. J’aime le fantastique et le thème de sorcellerie évoqué dans ce roman m’a attiré. Ajoutons à cela, une couverture sublime et attrayante… L’héroïne, Bleunwenn, se retrouve en Irlande suite à des cauchemars incessants et un instinct qui l’y pousse. Là-bas, elle rencontrera Liam qui s’avèrera être sorcier. Dans son entourage, on retrouve la sœur de Liam, Lunasa, une enfant de la Lune, et ses amis, sorciers également, Logan et Stiofan. Un mystère, des décès, des fantômes, des sorciers et des êtres légendaires vont se mêler pour former ce récit fantastique. Le passé ressurgira et risquera de laisser ses marques !

Ce livre aurait pu être une fabuleuse lecture mais il m’a manqué quelques détails. Tout d’abord un développement du récit plus important aurait apporté plus d’épaisseur à l’histoire. Il m’a manqué certaines périodes par exemple. On passe d’un sujet à l’autre sans intermédiaire, sans vraiment savoir comment ça arrive… Du coup, le suspens est abrogé. On rentre de suite dans l’action ou on a rapidement la réponse à une question sans qu’on ait le temps de s’interroger… et le fait de me casser la tête m’a manqué. Tout est très rapide ! J’aurais aimé en apprendre un peu plus sur les lieux, sur le passé, sur le pourquoi du comment de certains événements ! L’écriture est parfaite cependant, je n’ai rien à redire sur la qualité !

Je ne sais pas si on retrouvera Bleunwenn pour d’autres aventures étranges, mais j’avoue que j’aimerais bien afin, peut-être, d’avoir la réponse à certaines questions, ou des réponses plus développées. Un fait que j’ai vraiment apprécié c’est l’origine bretonne du récit. Bleunwenn est un prénom peu commun ayant pour signification, si mes recherches sont exactes, fleur blanche. De plus, on se retrouve à un moment dans la forêt de Brocéliande et j’ai été ravie… J’ai eu le plaisir de m’y balader et je m’y suis retrouvée. J’aurais même aimé y rester plus longtemps.

Pour conclure c’est une histoire intéressante dans un monde fantastique qui reste le notre, mais un peu courte pour moi…

Extrait


Des cris, des pleurs, des crissements de pneus. J’ouvris les yeux, au bord de la suffocation. L’esprit embrumé, je mis un court instant avant de me reconnecter à l’endroit où je me trouvais. J’étais à l’arrière d’une voiture lancée à vive allure. A l’avant du véhicule, un couple de disputait.
Une violente douleur ébranla mon cœur en reconnaissant ma sœur. La panique me gagna immédiatement, mais la douce voix de Liam s’immisça dans mon esprit. Tout se remit en place dans ma tête. De nouveau moi-même, mon attention se focalisa sur la scène.
Je reconnu Matthias. Il semblait possédé. Son visage haineux, marqué de veines saillantes sur le front, ruisselait de sueur. Noëlla était en pleurs. Submergée par les sanglots et l’envie de lui venir en aide, je tendis la main pour lui effleurer la joue. 

mercredi 7 novembre 2018

La Lumière d'Ayvana - Tome 1 - Les ailes oubliées

TITRE : La Lumière d’Ayvana
Tome 1 – Les ailes oubliées
AUTEUR : Ophélie DUCHEMIN
EDITIONS : Sharon Kena


Résumé


‘’Il cligna des yeux. Durant un instant, il avait cru voir des ailes transparentes sortir de son dos.’’

Comment survivre dans un monde qu’elle pensait connaître mais dont elle ne sait rien ? Perdue, Yukirin découvre que derrière son existence se cachent des secrets jusque-là bien gardés. Lorsque les asuras, ces créatures venant d’un autre monde, l’attaquent, elle doit fuir. Rejoindre Saï-Mina, le dernier bastion rebelle qui pourra assurer sa sécurité.

Aux confins d’Ethel, une guerre se prépare. Les ewens ont perdu leurs ailes, leur liberté, et ils n’aspirent qu’à les retrouver. Et il se pourrait bien que seul le pouvoir qui sommeille en Yukirin et le retour de l’héritière disparue puissent les sauver. Mais le temps lui est compté. Même le guerrier aux troublants yeux verts qui a juré de la protéger ne pourra peut-être pas la sauver.

Traquée, la jeune fille devra puiser le courage nécessaire pour affronter son ennemi et ouvrir son cœur. Car la haine et l’amour sont des armes et une fois le destin en marche, il n’est plus possible de lui échapper…même pour la dernière héritière des Ayhna.


Mon avis


La Lumière d’Ayvana est avant tout une couverture magnifique qui prend tout son sens après avoir terminé la lecture de ce tome 1. Voilà bien longtemps que je n’avais plus pris autant de plaisir dans la lecture d’un roman Fantasy à la plume francophone. Ophélie Duchemin m’a réconcilié avec ce genre littéraire et je n’avais pas été aussi enthousiaste depuis très longtemps (20 ans au moins, c'est-à-dire depuis mes lectures de la Moïra de Henri Loevenbruck).

Un prologue nous informe d’un immense bouleversement avec la disparition du couple royal, Karine et Elban, et de leurs enfants. C’est d’ailleurs leur fille, Yukirin, que nous retrouvons seize ans plus tard, et dès le début de la lecture, on se rend compte que l’action ne se fait pas attendre. La jeune princesse qui ignore totalement tout de son identité a été élevée par Sarah, une amie de sa mère, dans un village d’humains. Lors d’une attaque de créatures effrayantes, des asuras, Yukirin devra fuir avec sa meilleure amie, Tia, et sera secouru par Mandel et son fils, Erwan, des ewens. Avec Sarah qui les rejoindra très rapidement, le petit groupe tentera de regagner le camp des résistants ewens où le frère de Yukirin, Devan, l’attend. 

Il sera difficile de tout expliquer car l’auteur a crée un monde de toutes pièces avec des bases de la fantasy tels que les elfes ou les nains.  Les terres d’Eltara sont dirigées par le roi Xélos qui a renversé les parents de notre héroïne pour s’accaparer du pouvoir. Les souvenirs des humains quant à l’existence des ewens ont été effacés. Au fil du récit, nous en apprenons plus ce monde, son passé, son présent et les raisons qui font que Xélos a tant de pouvoir et désire éliminer Yukirin. Seulement des mystères restent en suspens et la fin est tout bonnement renversante (dans tout les sens du terme).

La plume de l’auteur est prenante du début à la fin et précise dans les détails. Je n’ai eu aucune difficulté à me plonger dans le texte et à aucun moment je ne me suis sentie perdue dans cet univers monté de toutes pièces ou noyée par les informations. L’action présente tout le long du récit est très entraînante. On ne s’ennuie pas. Ajoutons à cela une touche de romance (assez mimi et innocente) que j’espère plus intense par la suite, et on passe une excellente lecture. 

Pour conclure, j’ai eu un coup de cœur pour ce premier tome. Je me suis régalée et j’ai hâte de découvrir la suite. On perçoit sans difficulté le travail fourni et l’imagination intense de l’auteur. Un pur plaisir !

Extrait


- Qu’est-ce que tu fiches ici, sale petite humaine ?
Yukirin sursauta violemment, se releva d’un bond et fit face à une montagne grise de muscles et de crocs. Son souffle s’étrangla dans sa gorge. Un asura !
Pétrifiée, elle le détailla d’un air paniqué. Sa bouche s’assécha. Il était plus grand que ceux auxquels elle avait déjà eu affaire. Il la dépassait largement de deux têtes. Deux canines lui ressortaient de la bouche. Ses arcades sourcilières étaient très prononcées, et faisaient paraître ses yeux noirs beaucoup plus petits qu’ils ne l’étaient en réalité. Sa peau grise étaient couverte de vilaines cicatrices. Des brassards de cuir noir s’enroulaient autour des muscles puissants de ses bras, qui faisaient la taille des cuisses de la jeune fille. Ses vêtements étaient également faits de cuir noir, dur et inflexible. Son crâne rasé laissait voir l’extrémité de ses oreilles pointues et les tatouages tribaux qui partaient de son front et dévalaient son cou de taureau. L’énorme hache de guerre qu’il portait dépassait de son dos de manière plus que menaçante.

mercredi 24 octobre 2018

La meute de Mervent - Tome 1

TITRE : La meute de Mervent
Tome 1
AUTEUR : Laura BLACK
EDITIONS : Sharon Kena


Résumé


Alyssa Clavel est condamnée à mort depuis que le sorcier Galil a maudit sa lignée pour s’emparer de sa clé de pouvoir. Poussée par sa grand-mère, elle entreprend de rechercher le talisman, censé la libérer.
C’est à Turlant, petite commune vendéenne, qu’Alyssa rencontre Erik Laveau, loup-garou et porteur du précieux talisman. L’homme a déjà croisé la route du traqueur, responsable de la mort de sa propre famille, et n’aspire qu’à se venger.
Pourtant c’est son désir de protéger la sorcière qui prend le pas, même s’il réalise très vite qu’il est difficile de défendre une femme qui le fuit sitôt l’avoir séduit.

Mon avis


J’étais très curieuse de découvrir ce premier tome lorsque je l’ai acheté en ebook. L’univers de l’Urban Fantasy m’a toujours plu !

Je suis entrée dans l’univers d’Alyssa, vétérinaire, et sa grand-mère Honorine, les deux dernières représentantes sorcières de leur famille exterminée par un sorcier malfaisant afin de trouver la « clé ». Il en a déjà récupéré plusieurs d’autres familles de sorciers. Leur seul moyen de survie est de retrouver le Talisman lequel se trouve dans la forêt de Mervent.

La jeune femme va faire la rencontre de la meute de loups gérant un domaine, le Château de Turlant, dont le maître des lieux est Erik Laveau, et de fil en aiguille, les sorcières et les loups vont se trouver unis. Je n’en dirais guère plus afin de ne pas spolier une partie de l’histoire. Bref, la jeune vétérinaire va devoir se retrouver à faire un choix crucial…

La meute de Mervent regroupe la majorité des qualités d’un bon texte d’Urban Fantasy : des créatures surnaturelles, de la romance, de l’action et du mystère. La plume de l’auteure est de jolie qualité et m’a permis de plonger aisément dans le texte. Il y a un second tome à cette série et j’espère y trouver ce qu’il m’a manqué dans le premier tome : des renseignements sur les personnages secondaires et un peu plus d’éclaircissement sur les pensées des protagonistes principaux qui m’ont paru bien mystérieux… J’ai apprécié les personnages, notamment la vieille Honorine. Le fait qu'il y ait cette grand-mère pétillante et énergique parmi eux apportent une bouffée d'oxygène originale. Cependant, tous collent bien au thème de par leurs caractères, les lieux et l’intrigue.

J’ai le second tome en ma possession et j’espère trouver le temps de lire assez rapidement. La meute de Mervent est un texte très sympa d’Urban Fantasy qui sera apprécié par les amateurs du genre.

Extrait


Honorine scruta le visage de sa petite-fille et soupira doucement. Alyssa avait hérité de la beauté de sa mère. Mais à l’inverse de Louise Clavel, la jeune femme portait en elle une tristesse latente. Pourtant, l’aïeule savait que derrière cette mélancolie, une rage de vivre ne demandait qu’à jaillir.
Alyssa dénoua ses longs cheveux ébène et considéra son visage dans le miroir de la salle d’eau. Une certaine excitation brillait dans son regard azur, preuve flagrante que le loup avait éveillé plus qu’une simple attraction chez elle. Et Honorine, loin d’être dupe, s’en était parfaitement rendu compte.
- Je sors ce soir, Bom. Ça ne te dérange pas ?
- Non, ma chérie, au contraire. Je prévoyais me coucher de bonne heure.

La malédiction tsigane - Tome 5 - Tala

TITRE : La malédiction tsigane
Tome 5 – Tala
AUTEUR : Pierrette LAVALLEE
EDITIONS : Sharon Kena




Résumé


Tala n’en peut plus de l’attitude trop protectrice de ses frères qui craignent qu’elle ne soit la prochaine cible du « Chasseur ».
De plus, Tala a fort à faire avec sa vie sentimentale qui n’est pas de tout repos. Georges, le pensionnaire du foyer où elle est bénévole se révèle être son âme-sœur, mais Ivan est également de retour… Ivan qui, sous la coupe de sa mère a tenté à de nombreuses reprises d’empêcher les frères Luxna de briser la malédiction qui pesait sur eux… Ivan, qui a joué avec les sentiments de sa meilleure amie… Ivan qui est lui aussi … son âme-sœur.
Mais alors que le danger approche, Tala devra faire un choix. L’amour sera-t-il plus fort que la haine ?

Mon avis



Et voilà le cinquième et dernier tome de cette saga extraordinaire de Pierrette Lavallée, avec pour protagoniste principal, la jeune Tala, la petite dernière de la fratrie Luxna.
Tala est bénévole dans un centre pour sans-abri… Son cœur va balancer entre un SDF et Yvan, fils de l’ennemie jurée de la famille Luxna. Mais l’un des deux sentiments n’est pas tout à fait réel et ça on le ressent de suite. Pourtant, pour la pauvre Tala, c’est un dilemme d’autant plus qu’elle craint de faire comme sa mère. Enfin, il faut compter sur la présence du Chasseur qui s’est juré de faire la peau à Tala et de lui faire subir le même sort qu’à son père.

Ce dernier tome sera celui des révélations, des derniers liens entre certains personnages, celui des mystères résolus mais aussi le plus sombre. Tyee dont j’avais perçu les faiblesses dans les tomes précédents, se remet en question après d’autres erreurs. La charge sur ses épaules est énorme. Amarok reste le même, protecteur et bien plus censé qu’il n’y parait. Nash surprend par sa soudaine stabilité depuis qu’il a trouvé son âme sœur mais il lui reste des réactions limites. Enfin, Nokomis est plus discret et je dois avouer moins avenant et attachant que les autres. On a l’impression que la famille Luxna est sans cesse à la limite d’exploser. Les caractères impétueux et sauvages de ces messieurs n’y sont pas pour rien !

L’auteure a renouvelée sa recette miracle pour cet ultime tome : romance, érotisme, actions, mystères, bref un milk-shake qui me transporte depuis le premier tome et qui fait de cette saga un coup de cœur extraordinaire qui va rejoindre ces sagas que je vais lire une fois par an lors de mes coups de blues ! Merci Pierrette et au plaisir de continuer à vous lire (ce qui ne serait tarder avec l’une de mes dernières acquisitions). Quant à vous lecteurs, n’hésitez pas à découvrir La Malédiction Tsigane si vous êtes des fans du genre (romance paranormale) d’autant plus qu’elle est très abordable !

Extrait 


- Tout ça ne présage rien de bon pour toi, cracha Tyee. Pourquoi un… homme quitterait-il sa famille, ses amis pour devenir un loup solitaire ?
- Par amour, mon frère, par amour ! s’écria Nash avec emphase.
- Oh, bon sang, ce n’est pas vrai, dites-moi que je rêve ! maugréa Tala. Vous vous êtes tous donné rendez-vous ici ?
- En fait, je te cherchais parce que j’ai besoin d’aide, la renseigne Nash en s’appuyant contre le mur, mais je vous en prie, poursuivez, votre conversation est si… intéressante.
- Que voulais-tu dire ? aboya Tyee.
- A quel sujet ? ironisa Nash.
- Nash… le menaça-t-il.
- Pfff, quel râleur ! Tala est l’âme sœur de Youri, qui est venu en ville incognito pour veiller sur elle.
- Son…
Tyee resta sans voix. Il ne parvenait pas à comprendre comment un homme tel que Youri, un guerrier ayant vécu à la dure, un lycan qui aurait pu être le Bêta d’une meute, pouvait avoir tout quitté par amour… pour sa sœur !

La malédiction tsigane - Tome 4 - Nashoba

TITRE : La Malédiction Tsigane – 4 – Nashoba
AUTEUR : Pierrette LAVALLEE
EDITIONS : Sharon Kena




Résumé


Banni par la meute, Nash apprécie sa liberté retrouvée. C’est sans compter sur de nouvelles menaces qui pèsent sur la fratrie. Graziella, plus maléfique que jamais est en ville, un kidnappeur enlève un membre de la famille et la mort rôde…
Heureusement, Nash pourra compter sur Ayanni pour qui il éprouve des sentiments contradictoires car s’il se sent attiré par elle, la jeune femme a un défaut rédhibitoire à ses yeux. Elle est tsigane.

Mon avis



Me voici au quatrième tome de la saga de La malédiction tsigane et je ne m’en lasse pas. Je crois qu’on peut dire que je suis devenue une accro et quand je pense qu’il ne me reste qu’un tome à découvrir (qui sort dans peu de temps), j’ai hâte de le dévorer tout en désirant le garder un peu car je sais que c’est le dernier avant de dire au revoir à cette fratrie peu ordinaire !

Enfin, je retrouve avec délice Nashoba, le frangin le plus dévergondé mais aussi le plus torturé. J’ai vraiment beaucoup aimé lire ce tome avec son point de vue et on découvre sa version des faits de certaines situations qui nous avaient échappés. Du coup, Nash se révèle totalement au lecteur et en devient encore plus attachant. Il a été banni de la meute, renié par son jumeau et son frère aîné mais Nash a toujours conservé le soutien d’Amarok et de Manuela ainsi que celui de sa petite sœur Tala. Comme ses frères, il rencontrera une jeune femme qui se révèlera être une tsigane, communauté qu’il méprise depuis la malédiction. Il luttera bien plus que ses frères sur les sentiments naissants. En parallèle à cette romance, on découvre les deux nouveaux venus de la famille : les petits jumeaux d’Amarok et de Manuela.

Le danger est toujours présent autour de la famille Luxna entre le Chasseur qui les guette et Graziella qui fait tout pour que sa malédiction sur les Luxna ne soit pas totalement détruite. En effet il ne reste que Nash et Tala dont les loups sont bloqués.

Je crois que le dernier tome va être riche en rebondissements et j’ai vraiment hâte de lire ça ! J’ai accroché avec cette plume au point que mon banquier va vite me détester si je me mets à acheter tout ce que l’auteur va sortir ! Merci Pierrette pour cette saga coup de cœur. Je crois bien qu’elle ira rejoindre mes sagas phare que je lis au moins une fois par an (comme Harry Potter ou Vampire Academy). En attendant, il me reste quelques jours à me ronger les ongles…

Extrait


Il était à peine six heures lorsqu’un bruit métallique sortit Nashoba de la torpeur dans laquelle il était plongé depuis plusieurs heures. Les cris avaient cessé depuis peu, mais il était encore déboussolé et effrayé après la nuit atroce qu’il venait de passer.
Amarok poussa un cri de surprise en ouvrant les battants. Son frère était recroquevillé sur le sol en position défensive. Du sang coulait de son torse, ses mains semblaient brisées, même son visage était maculé de traînées sanguinolentes.
- Bordel, Nash ! s’exclama son frère en se précipitant vers lui. Que s’est-il passé ?
- Comme je m’ennuyais un peu, répondit-il d’une voix sarcastique plus rauque que d’ordinaire, j’ai tenté de faire de la sculpture sur acier mais ce matériau a eu ma peau.
Sur ces mots, il montra à Amarok les phalanges éclatées de sa main gauche et les attelles à présent tordues qui ne maintenaient même plus les doigts de sa main brisée.
- Et ton torse ?
- Une éruption allergique !

La malédiction Tsigane - Tome 3 - Nokomis

TITRE : La malédiction tsigane
Tome 3 – Nokomis
AUTEUR : Pierrette LAVALLEE
EDITIONS : Sharon Kena




Résumé


Nokomis a toujours vécu dans l'ombre de son jumeau. Pire il ne trouve pas sa place au sein de la famille Luxna. Ylva est une louve. Aveugle, victime de plusieurs tentatives de meurtres, elle arrive de Russie pour se mettre sous la protection de la meute. Ylva et Nokomis se sentent aussitôt attiré l'un vers l'autre. Mais les révélations faites par Ylva, remettent en cause la légitimité de Tyee en tant qu'Alpha et des tensions surgissent au sein de la famille. Au risque de faire éclater la meute ?

Mon avis




Je replonge avec délice dans ce troisième récit de la famille Luxna, avec cette fois-ci, Nokomis en tête d’affiche, un des jumeaux, le plus calme… en apparence. J’avoue que la fin du second tome laissait à penser qu’on aurait droit à une histoire de Nashoba mais l’auteure a réussi à surprendre !! Nashoba, ça sera pour le tome 4 ! Quoique dans ce tome, on en apprend un peu plus sur celui qui est surnommé par certain « le jumeau maléfique ».

L’arrivée de la jolie louve russe, Ylva, va bouleverser les habitudes des Luxnas et encore plus la vie de Nokomis. Lui, si calme, ne se reconnaît plus depuis que la jeune femme a réclamé la protection de la meute et vit dans la maison. Il n’a alors pas été très difficile de comprendre que ces deux là étaient faits pour être ensemble… Mais Ylva est une Alpha ! J’ai découvert une humanité chez Nokomis que je n’avais pas vu chez Amarok et Tyee. Il est vraiment touchant !

Ce que j’apprécie beaucoup dans cette saga c’est la distillation des informations données au compte goutte au fil des tomes de sorte à ce que le lecteur soit sans cesse surpris. Le passé de cette famille est surprenant ! De plus, j’aime voir les autres personnages tels qu’Amarok et Manuella évoluer à travers les yeux des autres membres de la famille. On a, à chaque fois, un aspect différent de leurs personnalités. Les derniers mots de la fin sont une véritable torture pour le lecteur et je n’ai qu’une hâte c’est de découvrir le récit de Nashoba !

L’auteure a une facilité déconcertante de nous embarquer dans le récit, de mettre notre petit cœur mou à dure épreuve et de nous faire fantasmer sur ces beaux mâles… De plus mêler l’aspect animal sauvage à celui de l’humain donne plus de piquant à l’intrigue, même si les Luxnas ayant réussi à échapper à la malédiction semblent avoir retrouver plus d’humanité.

Dois-je dire que c’est un nouveau coup de cœur ? Je crois bien être devenue accro à cette saga !

Extrait


Le cœur de Nokomis de battait trop fort et de façon trop désordonnée pour qu’il entende le combat qui faisait rage dans le salon. Il avait écouté Ylva jusqu’au bout mais à l’idée de ce qu’elle avait subi, ressentie, une vague de rage l’avait enveloppé de toute part. Il n’admettait pas qu’une personne sensée puisse faire du mal à un être aussi merveilleux que la jeune femme. Il ne comprenait pas non plus pourquoi il ressentait une telle empathie pour la jolie Russe, ni un tel désir de la protéger alors qu’il ne la connaissait que depuis quelques heures.
Il se saisit machinalement d’un des couteaux dans le bloc, releva la manche de son tee-shirt, tendit le bras au-dessus de l’évier et l’entailla profondément, apaisant la colère de son loup en lui donnant le sang qu’il demandait.

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