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vendredi 20 janvier 2023

Les Moissons perdues

 TITRE : Les Moissons perdues

AUTEUR : Gilles MILO-VACERI
EDITIONS : Editions du 38




Résumé

Juillet 1914. Dans une ambiance assombrie par la guerre qui se profile, Julien de Saint quitte Saint-Cyr avec le grade de lieutenant. En attendant son affectation, il rentre à Coulmiers, petit village proche d’Orléans et y retrouve son père, Henri, agriculteur, son grand-père, André et son frère cadet, Louis, souffrant d’un retard mental.
Les retrouvailles avec Alexandre, son meilleur ami, ainsi qu’avec Eugénie et Camille, ses amies d’enfance, seront entachées de plusieurs drames qui pousseront Julien à mener une enquête parallèle.
Quand la guerre éclate, Julien n’a pas le temps d’épouser Camille. Il est envoyé à Marseille au sein d’un régiment de la Légion Étrangère afin de rejoindre plus tard le front de l’Est. L’horreur des combats, le quotidien dans les tranchées, la mort qui s’invite à chaque instant, rien n’épargnera le jeune homme.
Lors d’un assaut il est grièvement blessé et reste sur le champ de bataille. Soigné par les Allemands, il se retrouve sur un domaine agricole en Haute Bavière où il devra se plier aux ordres de la belle Liese et de son frère officier, Friedrich von Baumgartner.
Julien de Saint sera la proie d’un destin tragique contre lequel il ne cessera de lutter et ne s’avouera jamais vaincu.
Cette magnifique saga nous emporte dans des histoires d’amour, d’héroïsme, de trahison, ainsi qu’au sein d’une sombre enquête. C’est aussi un roman qui célèbre la terre, et l’attachement que lui vouent les hommes qui s’y enracinent.

Mon avis

Je remercie Les Editions du 38 de me permettre de découvrir un nouvel ouvrage de Gilles Milo-Vacéri. Si vous suivez le blog, vous savez à quel point j’apprécie cet auteur ! Je ne vais pas tourner autour du pot, Les Moissons perdues ne font pas exception à la règle : j’ai adoré et je peux même dire que ce roman fait parti de mon trio de tête des œuvres de Gilles avec Yem et Les Larmes de Satan ! Du coup, je pense même l’offrir à Noël à ma grand-mère qui m’a donné cette passion pour la lecture !

Je ne vais pas en dire plus sur l’intrigue et la trame du récit, le résumé en raconte assez. Gilles nous amène à nouveau dans l’Histoire, il a le don de raconter des faits passés en nous prenant aux tripes. On plonge tête première dans le texte, on voit les paysages, on est témoin des batailles, on ressent le désarroi des gens à l’annonce de cette guerre. Mais le pire, c’est que le lecteur sait à quel point cette guerre fut meurtrière et horrible. Aussi, on sait que le malheur sera présent tout au long du roman. On se demande juste qui réchappera des tranchées… Toutes les vies seront marquées !

Les personnages sont très attachants. Dès le départ, j’ai aimé Julien, sa famille, ses amis et sa Camille. Cet homme est fidèle envers sa famille et ses amis. Il a de l’honneur, du courage et ne supporte pas l’injustice. Ce que j’ai apprécié dans Les Moissons Perdues, c’est que l’auteur prend le temps de nous conter les quelques mois avant la guerre : les instants de bonheur avant que le malheur ne vienne. Nous, on sait qu’elle aura lieu ! Mais les personnages l’ignorent… et c’est juste horrible pour le lecteur car c’est durant ces pages qu’il s’attache aux personnages. Autre fait très appréciable, c’est qu’en sus de la guerre qui se profile et qui va plonger le pays dans l’horreur, il y a une autre affaire, tout aussi terrible, qui marquera Julien et les siens, et qui aura presque plus de conséquence sur l’avenir de tous. C’est à ces moments-là, qu’on s’aperçoit que l’être humain peut être autant bon que mauvais. Le mal est né de l’engeance humaine et nous en avons deux exemples forts dans ce texte : la guerre et cet homme dont je tairais le nom qui détruira de nombreuses vies…

Gilles possède un talent, un don incroyable de conteur et une plume qui porte, transporte, promène et malmène le lecteur. Il nous pousse dans nos retranchements. Alors qu’on pense enfin percevoir un peu de lumière et d’espoir pour ses personnages, il nous assomme et nous relève pour nous mener ailleurs vers d’autres chemins parfois tout aussi laborieux. Une nouvelle fois, je termine un de ses romans avec le souffle coupé et en étant hantée par le texte. D'ailleurs, j'ai une petite chose à ajouter : ce roman me confirme l'immense respect de l'auteur vis à vis de l'armée ! Le coup de cœur est, une nouvelle fois, présent. Merci Gilles de me permettre de lire des textes aussi beaux, bien construits et émouvants. Le flot d’émotions diverses m’a submergé !

Extrait

Quand il découvrit les blessures de certains hommes, il eut même honte d’occuper un lit réservé aux officiers. Les hommes le regardaient comme une bête curieuse, car bien peu d’officiers venaient ici et pour cause. Les gardés n’étaient pas supposés monter à l’assaut avec leurs hommes, alors un capitaine portant les traces du combat surprit tous les patients de sa chambrée.
Il quitta l’hôpital quinze jours plus tard, ou plutôt le corps médical le laissa partir, car le capitaine de Saint ne supportait plus l’environnement étouffant dans lequel il se trouvait. Le jour où il menaça le médecin-chef de lui arracher ses organes génitaux avec une petite cuillère, ils cédèrent à sa demande.
Il réintégra son régiment quelques jours avant Noël et trouva cinq lettres de Camille à son arrivée. Il découvrit aussi les visages des nouveaux arrivants, envoyés pour remplacer les lourdes pertes de ces dernières semaines. Ses hommes étaient épuisés et rentraient d’une semaine de combat.
Julien s’enferma une journée entière pour lire son courrier et écrire une longue lettre à Camille. Le lendemain matin, il fut présent au rapport comme tous les autres.
Son visage portait maintenant une vilaine cicatrice sur la pommette droite et son regard s’était encore durci. En peu de temps, il avait vieilli de dix années d’un coup et ses traits s’étaient creusés, faisant apparaître de légères ridules. Tous les nouveaux légionnaires qu’il reçut en tête-à-tête furent impressionnés par leur commandant de compagnie et comprirent le sens de leurs noms de guerre.

mercredi 18 janvier 2023

Les amants de Troie

 TITRE : Les amants de Troie

AUTEUR : COLLINS Natacha J.
EDITIONS : Harlequin



Résumé

Troie, Asie Mineure
Dans une cité en crise, assiégée depuis neuf ans par les Grecs, Aleiria, fille de l’orfèvre royal, n’a pas le choix : elle doit accepter la présence d’un garde du corps à ses côtés. Mais Dareios ne ressemble à personne qu’elle a connu. Cette troublante franchise, ce regard qui semble lire en elle… Avec lui, elle se sent protégée, et plus encore : comprise, estimée… désirée. Hélas, son père a de plus hautes ambitions pour elle. Il préférerait la voir mariée à l’un des fils du roi Priam, qui lui garantirait richesse et sécurité. Mais dans le chaos qui règne aujourd’hui la sécurité n’existe plus, et le monde dans lequel elle a grandi non plus. A l’heure où l’attaque légendaire du cheval de Troie se prépare, Aleiria sait qu’il est urgent de vivre pleinement.

Mon avis

Je remercie sincèrement Natacha, l’auteur de ce très beau roman de romance historique, de m’avoir contacté et proposé de lire cet ouvrage riche en émotions. Jusqu’à présent, toutes les romances historiques que j’ai pu lire se passaient soit en Angleterre au 19ème siècle ou dans les Highlands. Aussi j’étais très curieuse de découvrir une histoire sur Troie, cette ville mythique réputée pour son siège et ses personnages mythologiques.

L’auteure a basé son histoire sur Aleiria, fille de l’orfèvre royal, et sur Dareios, simple soldat. Certaines circonstances uniront les deux jeunes gens de rang social différent et leur amour naitra alors que la fin de Troie arrive (mais ça, seul le lecteur le sait). Le fait, justement, de connaître le funeste destin de Troie met un peu la pression au lecteur. Et d’autant plus que l’auteure n’hésite pas à maltraiter ses personnages qui, contrairement à certaines romances, sont loin d’être mièvres. Se mêlant aux personnages fictifs, on retrouve les grands personnages historiques : Hélène, Pâris, Cassandre, Priam, Hector, Andromaque, Achille, etc… et j’ai beaucoup apprécié que l’auteur ne les fasse pas simplement apparaître. Ils côtoient les fictifs. Par exemple, Polyxène, fille de Priam et sœur d’Hector, de Cassandre et de Pâris, est la meilleure amie d’Aleiria. Hector côtoie Alcide, meilleur ami de Dareios. L’auteure ne s’est pas contentée d’écrire son histoire autour de la légende, elle l’a intégré à son récit tout en la respectant. Les grands axes des actions légendaires sont présents et on les voit au travers des yeux d’Aleiria ou de Dareios. Rien n’a été modifié ! La croyance est également très présente : les Dieux grecs ont leur place dans les pensées des troyens !

La romance est joliment tournée. L’action est présente. Et surtout, le contexte est parfaitement respecté avec la mise en avant de la situation financière de Troie, la misère qui se développe dans les quartiers, le manque de nourriture qui se fait sentir ! Troie est assiégée et on le ressent ! La tension, la crainte, la joie, la tristesse, bref, on passe par toutes sortes d’étapes émotionnelles. La plume est magnifiquement bien maitrisée, descriptive juste ce qu’il faut pour qu’on puisse imaginer la belle ville de Troie. L’émotion est transmise à la perfection. Je dois même avouer que j’avais peur de lire, passé quelques chapitres, de crainte que certains personnages auxquels je m’étais attaché, disparaissent, et encore plus en connaissant la fin tragique de Troie.

Ce fut une magnifique lecture qui comblera les amoureux des romances historiques. Et un coup de cœur !

Extrait :


Sa rêverie s’interrompit : un grondement se faisait entendre. Le sol se mit brusquement à trembler sous ses pieds. Les murs des maisons tanguèrent, comme secoués par de gigantesques mains invisibles. Les dents serrées, la mâchoire contractée, il parvint à rester debout.
Ce la faisait longtemps que la colère de la terre ne s’était pas manifestée. Pas ainsi. Pas aussi fort. Qu’avaient bien pu promettre les Achéens aux divinités pour qu’elles réagissent de cette manière ? Les secousses cessèrent cependant rapidement, presque aussi vite qu’elles avaient commencé.
Le cœur battant, Dareios regarda autour de lui. Des pierres s’étaient détachées des murets, des arbres s’étaient penchés, et des gens étaient hébétés, mais nul ne semblait véritablement blessé. Il aida une vieille femme à se relever, pour la confier ensuite aux bons soins de son époux. C’est alors qu’il entendit des appels au secours venant du quartier des artisans, un peu plus loin. Il s’y précipita sans attendre. Des hennissements furieux mêlés à des voix humaines retentissaient de plus en plus fort à mesure qu’il approchait.
Par Arès !
Un cheval bai, l’écume aux lèvres et les yeux fous, se cabrait avec tant de fougue qu’on l’aurait cru possédé. Il menaçait de ses sabots une jeune femme, qui faisait elle-même rempart de son corps à un enfant blotti entre ses bras.

Les ailes d'Emeraude - Tome 2 - L'Exil


TITRE : Les ailes d'émeraude

Tome 2 – L’Exil
AUTEUR : Alexiane DE LYS
EDITIONS : Nouvelles Plumes



Chronique Tome 1 ICI

Résumé

Cassiopée est revenue au village des Myrmes avec Gabriel et ses amis, les Quatres Mousquetaires, Isha et Henry. Malheureusement, elle n'est pas très bien accueillie, non seulement par ses semblables, mais aussi par la chef, Soraya. Celle ci décide de mettre fin à l'entrainement de notre héroïne et l'assigne à la surveillance nocturne du village. La jeune fille n'est pas ravie, surtout que Gabriel a du partir en mission pour acheter leur retour! Un jour, alors qu'elle surveille la montagne, Cassiopée découvre un jeune homme a moitié mort non loin de là. Et quand elle se rend compte qu'un assassin se cache dans le village, elle n'a plus qu'une idée en tête: s'enfuir et retrouver Gabriel.

Mon avis

Vous ne pouvez imaginer la joie que j’ai eue lorsqu’on m’a proposé de recevoir ce tome 2 en avant-première et l’excitation lorsque je l’ai reçu. J’ai adoré le principe de la continuité de la couverture… Ce Gabriel est tel que je pouvais me l’imaginer.

Dans ce tome, on retrouve Cassiopée qui est retournée à Tornwalker avec Gabriel et ses amis après qu’ils l’aient sauvé. On apprend ce qu’il s’est passé durant les jours qui ont suivi en se plongeant dans les souvenirs de Cassy. Gabriel est rapidement reparti, envoyé en mission par Soraya, et la jeune femme se retrouve quelque peu isolée, en fonction de Sentinelle pour le village, et confinée chez elle le reste du temps afin d’éviter les habitants qui la considèrent comme responsable de tous leurs malheurs. S’en suivra toutes sortes de rebondissements qui feront que Cassy et ses proches n’auront d’autre solution que de fuir Tornwalker et de trouver refuge chez leurs ennemis, les Narques…

Au niveau de la narration, l’auteure a effectué un petit changement au tout début puisque nous avons, en alternance durant quelques chapitres, les points de vue de Cassy et de Gabriel ce qui permet au lecteur de découvrir le jeune homme plus en profondeur.

Il y a toujours autant d’actions, de révélations et d’humour. Cassy en apprend un peu plus sur elle-même (elle se découvre des capacités incroyables), sur Gabriel, sur son père, Namassé, même si les objectifs de ce dernier sont encore flous ainsi que sur les Myrmes et les Narques (au point de se demander s’il y a vraiment un côté bon et un côté mauvais). L’auteure a laissé quelques indices notamment lors du prologue, mais je me demande quel est le rapport entre Namassé et ces indices. Ce second tome est également un peu plus sombre, plus sanglant aussi. Cassy s’aperçoit réellement qu’il n’y a pas que sa vie en jeu !

Concernant les personnages, on apprend à connaître un peu plus sur Isha et on découvre les amis proches de Cassy sous un autre jour, plus sérieux. Puis, il y a Debile ou Deb et j’adore cette bestiole !! Vous vous demandez ce qu’il est ? Ben lisez le livre ! Enfin, j’ai été ravie de retrouver Henry avec sa fille Tina même si j’avais l’impression qu’elle était plus jeune dans le premier tome…

Petit bémol : sur mon quatrième de couverture on parle de Parque au lieu de Narque ! 
Une nouvelle fois, la fin nous donne qu’une envie c’est d’avoir la suite car c’est un sacré bazar… Tout comme le premier tome, j’ai adoré cette lecture et ce fut un nouveau coup de cœur !

Extrait :

Comme il ne réagit pas, je le secoue un peu. Peut-être Leo y est-il allé un peu fort, sans le faire exprès…
- Henry ! Tu ne peux pas me faire ce coup-là, hein ? Tu n’as pas le droit de rester dans le coma ! Qu’est-ce que je vais dire à ta fille, moi ? Je te préviens, si tu crois que je vais te maintenir en vie par voie artificielle, tu te mets le doigt dans l’œil mon gros ! Alors réveille-toi avant que je ne t’incinère vivant !
Les plaintes derrière moi ont soudainement cessé.
Je me retourne et découvre Beatrice, la tête d’un Leo inconscient sur les genoux, qui me regarde fixement, interloquée.
Je lui souris d’un air contrit.
- Ah, les progrès de la médecine ! On n’y croyait pas encore la veille, mais il s’avère qu’il a été prouvé que menacer un patient dans le coma est très productif et amène l’homme à réagir. C’est fascinant, n’est-ce pas ?
Pour faire bonne mesure, je me retourne vers Henry et prends une voix revêche :
- Si tu ne te réveilles pas, je te jure que je vends Tina aux Narques !
J’ai à peine le temps de terminer ma phrase que Henry ouvre les yeux et cligne plusieurs fois des paupières, l’air paumé.
Je me redresse d’un coup, surprise, et porte une main à ma bouche, en proie à l’étonnement le plus total :
- Mince alors, ça marche en plus ! murmuré-je abasourdie.

Les ailes d'Emeraude T1


TITRE : Les Ailes d'Emeraude - Tome 1
AUTEUR : Alexiane DE LYS
EDITIONS : Nouvelles Plumes



Résumé

À 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat dans lequel elle vit depuis ses 6 ans. Seule au monde, l’adolescente est lâchée dans la ville. Alors qu’elle vient de se faire violemment agressée par deux inconnus, elle fait la connaissance du mystérieux et séduisant Gabriel. Grâce à lui, Cassiopée découvre sa véritable nature : elle fait partie des Myrnes, un peuple ailé doté d’incroyables pouvoirs sensoriels…

Mon Avis

Mais pourquoi ai-je laissé ce bouquin aussi longtemps dans ma PAL ? Pourquoi ? Il est génial, extraordinaire, j’ai aimé, adoré, et je suis devenue accro !

Le contexte est bien travaillé. Cassiopée a 18 ans et est orpheline. A sa majorité, l’orphelinat ne peut plus la garder, et la voilà contrainte à se trouver un job, une chambre où dormir et à évoluer dans une ville, Philadelphie, avec ses dangers et ses lieux pas toujours bien fréquentés. Au début, j’ai cru que Cass serait une jeune femme timide, introvertie, etc... mais au bout de quelques pages, notamment lors de sa rencontre avec Lewis Man alias Gabriel (Dieu que j’aime ce prénom) et deux gaillards antipathiques, j’ai rapidement compris qu’elle ne serait pas à classer dans la catégorie des demoiselles en détresse ! Cassiopée, malgré son jeune âge, s’est forgée une sacrée personnalité à a langue acérée et au grand cœur. Autre personnage phare de ce roman : Gabriel ! Un peu le genre Bad Boy sexy à souhait au regard brrrr et qui miam ! Voilà j’arrive pas à mettre un mot dessus ! Mais sous cette apparence désinvolte, on sent un homme sérieux qui cache certains secrets qui, je l’espère, seront dévoilés dans le tome 2. Enfin, je vous parlerais de Camille qui est aussi canon que notre Gabriel mais qui dévoilera une face qui m’a très surprise…

Il y a bien d’autres personnages dans ce roman, attachants ou détestables, au choix, mais dont j’espère en apprendre plus dans le tome suivant (que j’ai en main depuis peu d’ailleurs). Le contexte est d’ordre fantastique et l’idée des Myrmes avec leurs ailes, leurs dons, et leur vie dans un village isolé du monde moderne pour éviter que leur existence soit découverte, est superbe. Je ne dirais rien de plus au niveau de l’intrigue mais Cassiopée va aller de surprises en surprises, de découvertes en découvertes et saura enfin une partie de la vérité sur son passé…

La plume d’Alexiane de Lys est fantastique. Elle a su allier l’humour, la précision, et la description à la perfection. Je n’ai eu aucun mal à imaginer les personnages, les lieux et les actions. J’ai souvent souri comme une gogole en lisant ce qui a provoqué une série de questions chez mes enfants : pourquoi tu ries maman ? D’ailleurs bravo pour les réflexions intérieures de Cassy ! Alexiane m’a embarqué dans son monde et dans celui de Cassiopée à tel point, qu’à un certain moment donné (je ne dirais pas lequel mais je pense que ceux qui l’ont lu vont le deviner), j’ai failli balancer le livre à travers la pièce de rage ! Comment l’auteur a pu faire ça à Cassiopée ? Mais surtout comment a-t-elle pu me faire ça à moi ? Puis, j’ai vu qu’il restait 150 pages et je me suis dit que je n’ai plus à ça près pour connaître le fin mot de l’histoire. Bon, après un nouveau tour de sang, je dois dire que l’auteur s’en est sorti haut la main !

J’ai été prise par cette histoire dès les premières pages et je me suis arrêtée à la 696ème page à bout de souffle. Ce fut un gros, non, un énorme coup de cœur !

Extrait :
Je marche un long moment encore, je passe le lieu de l’agression, mais je ne m’arrête pas pour regarder.
- T’es un peu du genre butée toi, hein ?
La voix vient de derrière moi. J’ai beau m’y attendre, elle me fait sursauter. Je me maudis intérieurement, sans manquer de prendre un air dégagé en me retournant.
- Plaît-il ?
Je scrute l’obscurité. Il est adossé au mur, les mains dans les poches. Je n’arrive à distinguer que son immense silhouette.
- Je t’ai dite de ne plus passer par là, mais apparemment tu es un peu maso sur les bords.
Non mais pour qui il se prend ce sale petit…
J’inspire profondément.
- Je ne suis pas maso. Juste partisante du moindre effort. Et puis tu crois vraiment que je j’allais te laisser te volatiliser, sans que tu m’expliques pourquoi est-ce que ça fait trois mois que tu me suis comme mon ombre ?
Ah, ah ! Tu t’attendais pas à ça, hein, tête de piaf ?
Il lève un sourcil, surpris. Puis il s’avance vers moi, d’un pas nonchalant. Un pas nonchalamment dangereux. Ou dangereusement nonchalant, je ne sais plus.
Je déglutis avec peine. Il est quand même super flippant.
- On ne m’avait jamais surpris en filature.
Il me scrute de haut en bas avec un air mi-condescendant, mi-amusé.
J’écarquille les yeux de surprise. Ses pupilles… ses pupilles sont aussi dilatées et noires que celle d’un chat. Je n’avais donc pas halluciné.
Je m’apprête à lui demander pourquoi est-ce qu’il a des billes à la place des prunelles, quand je remarque l’expression de son visage. Il me regarde en souriant, comme si j’étais une petite chose sans défense. J’en oublie totalement ses yeux. J’ai envie de lui rentrer dedans, tête baissée.
- On dirait bien que t’es pas aussi doué que tu le pensais, James Bond, je réplique avec acidité.
C’est à mon tour de lui sourire avec un petit air méprisant. C’est dingue ce que ça fait du bien.

mardi 28 avril 2020

Le secret d'Amy-Lee

TITRE : Le secret d’Amy-Lee
AUTEUR : Marc BRUCKER
EDITIONS : Livr’S


Résumé


Charlotte Noblet, une charmante retraitée de soixante-quinze ans à la langue bien pendue, est envoyée contre son gré dans une maison pour personnes âgées.

Weysley Townsend, un agent du FBI trentenaire, est affecté à la section des « Affaires Non Classées » de New-York.
Amy-Lee Mac Gowan, une entité fantomatique, erre dans le tunnel désaffecté d’une maison de repos abritant des pensionnaires pas comme les autres.
Au hasard des rencontres, les chemins de ces trois personnages atypiques vont se croiser suite à des évènements hors du commun, mais tous n’en sortiront pas indemnes.



Mon avis


Je remercie les éditions Livr’S pour ce partenariat qui me fait découvrir de très belles histoires. Parmi elles, Le secret d’Amy-Lee  qui est un formidable récit fantastique. Rien que la couverture, je me suis sentie attirée par ce livre…

Le destin de trois protagonistes va se croiser sur un fond de mystère. La grande originalité de ce roman vient de ses personnages : une vieille dame qui intègre contre sa volonté une maison de retraite en France, un agent du FBI, trentenaire, qui enquête sur des Affaires non classées, et Amy-Lee une sorte de spectre vivant dans le sous-sol de la maison de retraite. J’ai adoré Charlotte, la retraitée pétillante et son caractère curieux. Sa rencontre avec Bertille, sa voisine de chambre, va rendre plus passionnante sa vie à la maison de retraite. Et voilà Charlotte entrant dans le groupe des dissidents composés de Bertille, Skat, Guiseppe et Lucien. Après une incursion dans le sous-sol, Charlotte va être témoin d’un étrange phénomène, une apparition brumeuse d’une jeune fille. Cette dernière, qui s’avèrera se nommer Amy-Lee, sera présente lors de décès de résidents… Mais que vient faire l’agent Weysley dans cette histoire ? Et bien, après avoir affronté un fantôme vengeur, l’homme va découvrir des dossiers plus qu’étranges de personnes rajeunissant jusqu’à disparaître. 

Lorsque Charlotte va voir ses premières rides s’effacer, son chemin croisera celui du bel agent…

Je n’ose pas en dire plus sur l’intrigue elle-même de crainte de trop en dévoiler, ce qui serait bien dommage car cette histoire est des plus originales mais aussi aboutie. L’auteur a recrée le mythe de l’ange de la mort. J’ai adoré le fait qu’il ne prenne pas des héros beaux et jeunes mais des personnages opposés qui ne sont que rarement mis en avant dans ce genre de récit. Sa plume m’a embarqué dès le départ. 

J’ai été surprise. J’ai été charmée. J’ai été intriguée et l’auteur a su attisé ma curiosité. J’ai eu un pincement au cœur quand la fin est venue. Bref, j’ai adoré et ce fut un joli coup de cœur.

Extrait 


Arrivée en haut des marches, Charlotte ne put retenir un cri de frayeur. Madame Auberger gisait sur le palier, les jambes pliées dans une position totalement anormale, une mare de sang s’étendant rapidement sous son corps. Accroupie à ses côtés, une forme blanche scintillant de mille feux contemplait le visage de la malheureuse.
La silhouette regarda fixement et calmement les deux intervenants, puis se releva impassiblement. Sa forme se dissipa rapidement et disparut soudainement dans le sol, à l’instar d’un nuage de fumée aspiré par un extracteur d’air.

mardi 18 février 2020

Les Runes de sang, tome 2 - Le sang du cygne

TITRE : Les Runes de sang
Tome 2 – Le sang du cygne
AUTEUR : Penny WATSON WEBB
EDITIONS : VFB



Résumé


930 Norvège
Alors que les troupes du prince Haakon, prétendant au trône, débarquent sur les plages de Norvège, Svanhild, fille du roi Erik à la hache sanglante, et guerrière au bouclier, prend le fief des rebelles. Sa hache épargne cependant l'un d'entre eux, Thor, fils du jarl de Bergen. Décision qui fera basculer son destin. Enjeux politiques, alliances chaotiques, trahisons et sacrifices balayeront d'un revers de la main toutes les certitudes de la guerrière viking aussi surnommée « le Cygne noir ». Où trouver le chemin tracé par les dieux ? Sous la houlette meurtrière de son père ou dans le regard déterminé de celui qu'elle a réduit en esclavage ?

Mon avis





L’auteure de cette série avait su susciter ma curiosité à la fin du tome 1, aussi, je n’ai eu aucune hésitation à accepter de découvrir ce tome 2 lorsqu’il m’a été proposé par les éditions VBF que je remercie. 

Dans le sang du cygne, nous reprenons le récit lors de la bataille à Bergen en Norvège lorsque le jarl Gunnar, père de Raidho, réussit à fuir juste à temps alors que les troupes d’Erik attaque ses terres. C’est le second fils du jarl qui est mis en avant, Thor Gunnarsson. Alors qu’il assiste à l’exécution de son jeune frère, il est assommé et fait prisonnier par Svanhild, la guerrière au cygne, surnommée « le Cygne noir », et fille d’Erik. Thor sera alors l’esclave de la princesse et il jurera de se venger d’elle pour tout le mal qu’elle lui a fait subir sans avoir connaissance des sentiments naissants de la jeune femme qui le protègera à son insu. 

Comme dans le premier tome, j’ai décelé la quantité de travail fournie par l’auteure afin de se coller au mieux avec les faits historiques. Le récit se déroule en Norvège où Haakon doit se rendre afin de prendre la couronne à Erik et faire cesser la barbarie sur le royaume. Les batailles se succèderont et les personnages vont devoir affronter à la fois leurs ennemis et leurs sentiments (enfin surtout Thor et Svanhild). L’intrigue se déroule d’ailleurs sur plusieurs années. 

Concernant les protagonistes, nous avons appris à connaître Rhaidho et Haakon lors du premier tome. J’avoue avoir une petite préférence pour Thor qui porte le nom d’un Dieu et qui, selon la description physique de l’auteure, est impressionnant. Svanhild est une jeune femme qui a été modelée par son père et qui refuse de le voir tel qu’il est. Seulement, ses sentiments envers Thor vont la changer et les trahisons qu’elle subira changeront la donne. J’ai également appris à connaître un peu mieux Erik et son fils héritier Galmi. Beaucoup de noirceur les habite et le désir du pouvoir surpasse même leurs liens avec la famille. 

La plume de Penny Watson Webb est toujours aussi captivante et agréable à lire. Elle sait mêler l’action, la romance et l’historique avec merveille. Quand j’entre dans l’un de ses textes, je n’en ressors pas toujours indemne et les personnages continuent à me hanter bien après la fin de ma lecture. Ce second tome m’a même presque plus plu que le premier. C’est de nouveau un joli coup de cœur. 

Extrait

  • C’est ton prisonnier, c’est toi qui décides. Thor Gunnarsson, tu es l’esclave de ma fille Svanhild.

Thor ne dit pas un mot mais Erik remarqua le regard noir et appuyé que le prisonnier posa sur sa fille lorsqu’elle lui passa un collier autour du cou, symbole de son esclavage. Mais Svanhild était capable de se défendre et, affaibli par le dur labeur qui l’attendait, le sculptural guerrier ne ferait pas le poids. Tous les hommes, aussi robustes et aguerris soient-ils, avaient leur talon d’Achille. Le tout était que Svanhild trouve celui de cet homme et s’en serve contre lui.

vendredi 4 octobre 2019

Les Runes de sang - Livre 1 - La sorcière d'Islande

TITRE : Les Runes de sang
Livre 1 – La sorcière d’Islande
AUTEUR : Penny WATSON WEBB
EDITIONS : VFB



Résumé


Sous le règne d’Erik à la hache sanglante, roi de Norvège, certains clans vikings se soulèvent pour porter le prince Haakon sur le trône, et destituer le roi fratricide et sa lignée. Les jarls de Bergen organisent la fuite du prince en Islande afin de le protéger des assassins du roi et de trouver des renforts dans les colonies rebelles. À la tête de ces guerriers se trouve Raidho Gunnarsson, qui sait que leur voyage sera périlleux et leur survie incertaine. Mais les dieux mettent une sorcière sur son chemin pour les guider dans leur quête de liberté. Enfant trouvée de la mer et vivant parmi les farouches habitants de la baie des brumes, la sorcière de Reykjavik attend ces visiteurs, le cœur rempli de doute et d’inquiétude. Odin, roi des dieux, lui a parlé à travers les runes et elle doit suivre le chemin tracé malgré ses réticences et la crainte que lui inspirent ces exilés. Aegira est jeune, mais ses pouvoirs sont grands, elle porte la magie d’Asgard et les traditions de son clan. Raidho comprend vite que sans cette femme énigmatique, il ne pourra pas achever sa destinée.

Mon avis




Je remercie les éditions VFB pour ce service presse. J’ai la chance d’être partenaire avec eux depuis mes débuts dans la blogosphère et j’ai fait de très belles découvertes dont Penny Watson Webb. Je n’ai eu que des coups de cœur pour sa plume et ses romans, et Les Runes de sang n’ont pas fait exception à la règle.

Le récit débute en Islande en 873 alors que des Vikings quittent la Norvège suite à l’accession au trône du roi Harald à la belle chevelure. Ils cherchent refuge sur les terres inhospitalières de l’île afin de fuir ce souverain qui les poursuit. Accompagnée d’Ansfrida, une jeune völva (une sorcière qui interprète les signes des dieux et possède des dons inégalés), les neuf clans en exil trouvent où amarrer leurs drakkars pour fonder une nouvelle société sans roi et sans impôts. Lors qu’Ansfrida pose le pied sur cette nouvelle terre, elle a la vision d’une enfant promise, future grande völva, qui aurait un rôle capital pour l’avenir de l’Islande. Presque trente ans plus tard, la prophétie s’accomplit et la vieille völva recueille un bébé ayant survécu à l’océan qu’elle nomma Aegira. La fillette fut élevée par une esclave chrétienne avant que la völva ne la récupère afin de la former à sa future condition. Devenue adulte, Aegira possède des grands pouvoirs et aidera le godi de Reykjavik, village où elle vit, à prendre de bonnes décisions. Des hommes venus de Norvège viendront et réclameront de l’aide au peuple islandais. Parmi eux, Haakon, l’un des fils d’Harald dont le frère, Erik, cherche à tuer afin de posséder le trône sans risque, et Raidho, jarl (noble) de Norvège, tenu prisonnier avec le prince au sein de la cour d’Angleterre durant des années. 

Comme d’habitude, Penny Watson Webb offre un récit intense et complet en détails historiques et culturels. Les recherches effectuées offrent une belle richesse à ce texte. Rien n’est laissé au hasard. Je me suis retrouvée sans aucune difficulté dans cette histoire et j’ai pris un réel plaisir à découvrir l’Histoire viking. L’auteur use de termes spécifiques à la religion nordique, aux rituels et à la société de cette époque. Les protagonistes, tels que les souverains, sont issus de la réalité historique. Le récit suit des faits véridiques tout en ajoutant une touche magique et de romance. Les personnages sont nombreux, mais il n’y a aucun souci pour suivre. D’Erik, le prince machiavélique qui décide d’assassiner tous ses frères pour avoir le trône avec l’aide d’un devin, Erland, à la solde de Loki (dieu de la discorde) à Haakon, son demi-frère, convertit au christianisme qui désire rendre la paix et la sérénité au peuple de Norvège, en passant par Raidho, Aegira, et ceux qui se joindront à eux pour lutter contre le mal, il est difficile de ne pas s’attacher à certains. Cependant, l’auteur ne dénigre pas la barbarie de l’époque qui peut s’abattre sur nos héros. 

La plume m’a emportée dans un récit où les dieux nordiques sont aussi présents que les humains, même si nous ne les percevons pas. L’univers est intriguant, envoutant et les personnages vrais ! J’ai adoré ce livre 1 et je me languis de lire le livre 2 afin de découvrir ce qu’il apportera à cette histoire. Car, étrangement, même si la fin est dévoilée, je demeure persuadée que les surprises seront intenses. 

Extrait


Devant lui se tenait la völva, le corps partiellement recouvert de fourrure d’un blanc éclatant. Ses épaules nacrées, une de ses hanches et ses jambes fines étaient nues. Elle leva les bras et tourna sur elle-même. Ansfrida dessina des sigils sur le corps d’Aegira avec de la cendre volcanique. Des symboles de protection et de divination, d’autres de fertilité et de spiritualité. Son visage fut couvert de traits de cendre noire et ses cheveux frottés ave une cendre de bois blanc. Les Norvégiens se taisaient et regardaient, attentifs, les deux femmes effectuer un rituel de divination. L’Ancienne psalmodiait des paroles sacrées et des incantations appelant les dieux, les Ases et les Vanes. Elle jeta des herbes dans le feu du foyer et une odeur d’herbes sèches envahit alors le skalar.
- J’en appelle aux matrones qui guident les pas des vivants. Passé, présent et futur. J’en appelle aux Nornes qui décident de nos destins sous le commandement des dieux : Urd, Verdandi, Skuld, quelle est votre volonté ?
Puis la voix d’Aegira s’accorda à celle d’Ansfrida ; le rythme des incantations s’accéléra, devenant rapide, respira les fumées âcres qui s’en élevaient tout en continuant à appeler les dieux à elle. Soudain, son corps s’immobilisa. Elle semblait comme en déséquilibre, prête à choir. Et pourtant, elle était là debout devant eux, comme figée entre deux mondes. Sa voix caverneuse s’éleva dans le silence.
- Naudiz, Raidho, Berkano.

Les Originels, Tome 3 - L'accomplissement

  TITRE : Les Originels Tome 3 – L’accomplissement AUTEUR : Charlène GROS-PIRON EDITIONS : Anyway Editions Résumé L’équilibre est rompu, le ...