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mardi 28 avril 2020

Le Royaume de Feanolis - Tome 1 - La cité d'Apsonia

TITRE : Le Royaume de Feanolis
Tome 1 – La cité d’Apsonia
AUTEUR : Lily FORD
EDITIONS : Boz Dodor




Résumé


15 ans, l’âge des premiers choix sur notre vie d’adulte et aussi nos premiers émois. Mais pas pour Ilyana. Ce monde est-il vraiment le sien ? Voilà ce qu’elle se demande à cause de sa différence. Qui a déjà vu une jeune fille avoir les yeux qui changent de couleur selon ses humeurs ? Personne. Voilà pourquoi Ilyana n'a pas la vie d'une adolescente "normale".
Elle le sent, cette lumière qui l'appelle chaque jour dans ses rêves en est la clé. Mais qu'adviendra-t-il quand elle l'aura atteinte ?
Laissez-vous entraîner dans l'aventure de cette jeune fille si particulière !

Mon avis


Le Royaume de Feanolis a intrigué la blogueuse que je suis lors de l’apparition sur les réseaux de sa première couverture… Le fantasy est une de mes lectures de prédilection mais j’avoue que cette première couverture, même si elle était jolie, me faisait plus penser à une littérature Jeunesse par ses couleurs pastelles. Lorsqu’est apparue la seconde couverture, plus sombre, je me suis sentie immédiatement projetée dans le monde de la Fantasy.

Le récit met en scène une jeune fille de presque 16 ans, Ilyana, orpheline, vivant avec sa grand-mère dans notre monde de « normalité ». Mais Ilyana a une particularité : ses yeux changent de couleurs au grès de ses humeurs. Par conséquent, la jeune fille est solitaire, se cache derrière une paire de lunettes de soleil été comme hiver, et a une vie sociale proche de zéro si elle n’avait pas sa meilleure amie Anna à ses côtés. Suite à un malaise, elle se retrouve dans un autre monde, Le Royaume de Feanolis, et elle apprend qu’elle n’est autre que la Gardienne tant attendue, la sauveuse que le peuple appelait dans ses prières ! 

On sent que l’auteur n’a pas écrit une histoire à la va-vite. Les descriptions sont denses. Les personnages sont détaillés tout en gardant une part de mystères pour certains. On retrouve même un lexique avec des mots Feanoliens, donc un langage propre à ce Royaume gouverné par un mage noir puissant. Le lecteur se retrouve dans une intrigue, et pas la moindre, puisqu’il s’agit de découvrir qui est Ilyana ! La jeune fille apprendra certaines vérités, pas toujours rassurantes… Il y a juste une chose qui m’a interpellé, c’est que le corps d’Ilyana est resté sur Terre. Si elle reste en Faenolis, qu’adviendra-t-il de cette enveloppe corporelle ? Mais il y a un autre mystère à résoudre (et je pense que ça doit être en lien) : comment est-elle arrivée dans le Royaume ? Qui l’a fait venir ?

Dans ce monde, Ilyana prendra une grande assurance. Elle se sent chez elle-même si la Terre lui manque. Elle sera accompagnée de trois « compagnons » Si je peux les nommer comme tel. Faollen, son gardien et protecteur. Ce jeune homme guère plus vieux qu’elle, m’a attendri par sa naïveté, sa dévotion et son courage, même si j’aurais apprécié qu’il s’impose un peu plus de temps à autre. Lilith, une fée bien malicieuse. Ce petit bout de femme de sait pas dire non à son amie et aura tendance à l’amener dans des aventures parfois dangereuses. Enfin, Rhodan, son Mridul ou fiancé. Ce garçon est d’une telle arrogance… Des trois, Rhodan est celui dont on s’interroge le plus car nous n’avons que quelques brides de son passé! C’est un futur mage blanc et il possède déjà un grand pouvoir.

J’ai apprécié ce monde. J’ai aimé l’héroïne car elle a une part sombre en elle. J’ai aimé les autres personnages car j’ai ressenti qu’il n’y a ni mal ni bien en eux. On n’a pas d’un côté les méchants (tout noir) et d’un autre les gentils (tout blanc). Certes, on a deux camps et l’un est vraisemblablement plus dangereux et horrible, mais je ne sais pas, j’ai la sensation qu’il y a plus derrière… En ce qui concerne l’écriture, on est entrainé par la plume de Lily. Elle sait où elle mène sa barque. Juste une remarque, j’ai eu du mal à me faire à la connotation de « brun », de « blond » ou de « brune » pour nommer les personnages. Personnellement, ça passe mieux quand on ajoute un adjectif (jeune, beau, etc…)

Ce fut une bonne lecture et j’avoue que la fin m’a vraiment intrigué encore plus car je doutais d’un personnage depuis le début et je me demande, du coup, si j’ai raison… Alors, il ne me reste plus qu’à patienter pour découvrir le tome 2 du Royaume de Feanolis…

Extrait 


« Ilyana cligna des yeux, tandis que Rhodan les fixait à tous de rôle. Faollen sentit la colère monter en lui. Son Mridul ? Pour qui se prenait ce sorcier ? Il l’avait sauvée, certes, mais de quel droit osait-il proclamer Ilyana comme sa Mridil ?

  • Mon quoi ? l’interrogea Ilyana en reprenant contenance.
  • Ah oui c’est vrai, tu n’es pas de ce monde. Encore une chose à laquelle il faudra que je m’habitue, s’exclama le jeune sorcier, en soupirant. Je suis ton fiancé.
  • Mon…
  • Bon, en attendant que tu retrouves l’usage de la parole, nous avons de la route, affirma Rhodan en se saisissant du bras de la Gardienne.
  • Je peux marcher toute seule ! Je ne suis pas TA PROPRIETE !
  • Pas encore Gardienne, déclara-t-il avec un rictus amusé. »

La jeune fille sans voix, tourna la tête vers ses deux amis, et comprit à leur regard qu’elle avait bien entendu. Son attention se porta sur Rhodan, qui la fixait amusé, les bras croisés sur sa poitrine. Son visage s’empourpra. Elle ne pouvait pas être fiancée à quelqu’un qu’elle n’avait jamais connu !
Faollen s’avança, furieux, mais Ilyana se détacha de sa prise. Elle aussi elle était mécontente du ton qu’il avait employé.

mardi 23 octobre 2018

La Lune Bleue

TITRE : La Lune Bleue
AUTEUR : Virginie DIDIER
EDITIONS : Boz’Dodor



Résumé


Providence, jeune prêtresse du sanctuaire de la lune bleue, a rêvé : un terrible danger les menace. Saura-t-elle l’empêcher ? Céleste, jeune fille enfermée dans les cachots d’un lugubre château, se pose une question : qui est-elle ? Elles ne le savent pas mais, malgré les siècles qui les séparent, leurs destins sont liés. Sauront-elles se trouver ? Et Céleste acceptera-t-elle son destin, quel qu’il soit ?

Mon avis


Je remercie les éditions Boz’Dodor de m’avoir proposé de lire cet ouvrage de fantasy né d’une plume francophone.

La Lune Bleue est un ouvrage dans l’univers pur Fantasy. L’auteur a crée un monde de toutes pièces avec ses contrées, ses habitants, ses légendes et comme souvent dans ce style de roman : sa quête. La plume de l’auteur est très simple ce qui peut permettre aux jeunes ados de lire cet ouvrage sans soucis. Le langage est même familier… Même si le mal guette, le roman n’est pas noir.

Il est composé de trois parties et je ne sais pas si c’est un choix de l’auteur ou non mais j’aurais presque préféré avoir deux romans plus courts avec les deuxièmes et troisièmes parties, ainsi qu’un préquel ou antépisode avec la première partie. Je pense que ça aurait entretenu LE mystère qui n’est guère présent pour le lecteur… De plus ça aurait peut-être permis à l’auteur de plus développer les contrées dans leurs descriptions, leurs us et coutumes, et des rencontres un peu plus longues avec leurs habitants.

Les personnages sont sympathiques. J’ai beaucoup apprécié ce groupe de jeunes qui se font nommer Les Dragons. Leurs personnalités et origines diverses sont complémentaires. Concernant Céleste, même si ça peut agacer certains qu’elle se refuse de croire en sa destinée, j’ai aimé justement son caractère terre à terre qui tranche totalement dans cet univers fantasy. Juste petit bémol, le fait qu’elle conserve son prénom après avoir perdu la mémoire et que ces amis ne fassent pas le rapport entre elle et la princesse disparue, surtout vers la fin, je trouve ça un peu trop.

En ce qui concerne le mal et ceux qui le composent, j’ai apprécié que l’auteur ait poussé le vice de faire de la sœur de Céleste sa pire ennemie. C’est assez rare dans les romans que des frères ou sœurs de sang se haïssent. En général ce sont souvent des demi-frères ou sœurs…

J’ai passé un bon moment avec cette lecture et je la conseille aux jeunes ados qui, je pense, serons moins pointilleux sur les détails.

Extrait 


- Comment peux-tu faire de la peine à maman comme ça Félonie ?
- Occupe-toi de tes oignons Eden ! ça ne te regarde pas. Retourne donc dans les jupes de maman et fous-moi la paix !
- Tu as tort Félonie, tu n’es pas l’héritière, c’est Céleste. Et quoi que tu dises, elle reviendra, j’en suis sûr. Tu es méchante et égoïste, tu te moques pas mal de Céleste, tu étais même contente quand elle a disparu ! Pourquoi tu ne l’avoues pas ?! Tu as toujours été jalouse d’elle !
- Alors tu veux que j’avoue Eden ! Ok, alors voilà, j’avoue ! Oui, je me moque de Céleste, oui je suis jalouse d’elle, ET OUIII j’ai été HEUREUSE ! Quand elle a disparu ! L’idée qu’elle soit morte me réjouit, et tu sais pourquoi Eden ? Parce que comme ça, c’est moi l’héritière ! Elle a toujours été la première pour tout, c’était Céleste par ci, Céleste par là, et même encore maintenant, alors qu’elle n’est plus là, elle trouve le moyen de tout monopoliser ! Mais tu vois, elle n’est plus là, c’est moi qui prends sa place, et si on la retrouve… si non la retrouve c’est moi qui la ferai disparaître ! ricana-t-elle avant de partir à la suite de ses parents.
- Je t’en empêcherai Félonie, et si Céleste revient, je l’aiderai… murmura-t-il.

mercredi 25 juillet 2018

La Dictature Aléatoire

TITRE : La Dictature Aléatoire
AUTEUR : Gabriel ARLYS
EDITIONS : Boz’Dodor


Résumé 


599…
599 années après Ka…
L’an 2753 après Jésus-Christ selon le décompte utilisé dans l’ancien monde...
Dans la cité d’Anse-la-belle, la civilisation Zéphyr vit en harmonie avec la nature depuis près de six siècles. Cette utopie écologique fut permise grâce à l’avènement de la « puce ». La puce détermine aléatoirement la durée de vie de chaque Zéphyr, entre 40 et 60 ans, réglant ainsi les problèmes de surpopulation, de retraite, d'impact sur l'environnement...
En 599, alors que la civilisation Zéphyr s'apprête à quitter Anse-la-belle pour la transition de fin de siècle, Noa Larsen, un Zéphyr connu et apprécié de tous, va dépasser le seuil fatidique des 60 années de vie. A l'intérieur d'un monde socialement et écologiquement parfait, est-ce que ce dysfonctionnement passera inaperçu ? Ou, est-ce que le bonheur, même collectif, se révèlera n'être qu'un point d'équilibre instable ?

Mon avis 


Je remercie les éditions Boz’Dodor pour leur confiance et je suis vraiment ravie de ce partenariat avec eux. La Dictature Aléatoire est la troisième œuvre que je lis de cette maison d’éditions.

Ce roman m’a surpris et ce sur plusieurs points. Tout d’abord l’intrigue. Nous sommes dans un style de dystopie (à mon sens) puisque nous sommes en 2753 soit 599 années après qu’une épidémie ait ravagée la planète. C’est fur et à mesure de la lecture qu’on comprend les règles mises en place et la « frayeur » de l’épilogue. J’ai apprécié de découvrir le début de cette nouvelle civilisation que sont les Zéphyrs, mais j’ai surtout aimé que ce ne soit qu’un rappel.

Ensuite viennent les protagonistes. Je n’ai pas trouvé de personnage principal et je ne me suis pas attachée à eux. Tous ont leur importance et la narration nous permet d’avoir une vision d’ensemble. Evidemment, Noa est sous les feus des projecteurs puisque dans cette société, il est impossible de vivre plus de 60 ans. Or Noa a passé le cap de ses 60 ans. Viennent ensuite sa famille (sa femme, sa fille Calista et son fils) et Chris, son voisin épris de Calista mais dont la fonction lui interdit une vie de famille. C’est cet évènement : la non-mort de Noa qui sera déclencheur d’un désir de rébellion contre le système.

Cette nouvelle société est régie par un groupe de 5 personnes qui se transmettent les noms de leurs prédécesseurs, et possède un bon nombre de lois afin d’éviter que la planète soit à nouveau surpeuplée. Le désir de privilégier la Nature est louable mais cela va à l’encontre des libertés de l’Homme. Bref, en tant que lectrice, j’ai eu l’impression de me retrouver entre deux étaux et dans l’incapacité d’avoir un avis et de prendre parti. Alors je me suis laissée portée par le récit, témoin passive de ce mouvement de société.

J’ai pris plaisir à lire cet ouvrage même s’il m’a fallu les premiers chapitres pour bien entrer dans le sujet. D’ailleurs l’objectif de ces chapitres est justement de mettre en avant les bases de cette société Zéphyr, les raisons de son existence et les objectifs. Et il faut dire que les idées développées sont percutantes ! N’a-t-on pas en Chine la politique de l’enfant unique ? Par contre imposer un « rôle » à chacun, un géniteur pour les enfants (afin d’éviter les risques de tares), une mortalité entre 40 et 60 ans, euthanasier les « éléments défectueux » peuvent paraître ignobles. Mais dans la logique d’une société parfaite en adéquation avec le respect de la Terre, elles sont acceptées… par presque tout le monde.

Je n’ai rien à redire sur la plume de l’auteur. On se laisse emporter sans aucun soucis et on sent le travail effectué pour avoir créer ce monde futuriste. Ce fut une lecture instructive (si je peux dire) mettant en valeur l’Homme et ses désirs.

Extrait 


 - Mais je ne peux pas faire autrement, on peut déjà s'estimer heureux, je suis le seul Zéphyr à avoir vécu 60 années pleines. De toute manière on ne me laissera pas le choix. Une fois que le Cercle de décision sera au courant, Reto Erding me fera exécuter, car je représente un danger pour la continuité de la civilisation.
- Alors on ne dira rien, tu pourras rester ici avec nous, avec moi. Et puis rappelle-toi, le discours de proclamation de la civilisation Zéphyr énoncé par le premier Reto Erding, celui qu'on nous enseigne à l'école. Il insiste bien sur l'importance du hasard, des phénomènes aléatoires. C'est le hasard qui a conféré l'immunité contre Ira mopasavensis à nos ancêtres. Pour toi c'est la même chose, c'est le hasard qui a fait que ta puce ne marche pas, c'est indépendant de ta volonté. Mais je crois que c'est un signe, je pense que tu seras le renouveau de la civilisation Zéphyr."
- N'y pense pas ma belle, ils ne prendront jamais un tel risque. Rappelle-toi l'article XIV de la charte : Les 14 premiers articles ne pourront ni être supprimés, ni même être modofoés. Et dans les premiers articles de la charte il est inscrit que chaque citoyen Zéphys devra mourir entre 40 et 60 ans. C'est irréversible.

jeudi 15 mars 2018

Cupidon malgré moi

TITRE : Cupidon malgré moi
AUTEUR : Blandine P. MARTIN
EDITIONS : Boz’Dodor


Résumé


Cupidon, c’est moi. Enfin, mon véritable nom, c’est Antoine. Non ce n’est une blague de mauvais genre, ni même une méthode de séduction douteuse. Je suis né ici, à Epsilem, un lieu que seuls les anges peuvent atteindre et voir. Je ne connais pas mes parents, à vrai dire, je ne sais même pas si j’en ai. Des nourrices m’ont élevé, et, sans me demander mon avis, on m’a confié cette fichue mission : faire en sorte que les humains trouvent l’amour. C’est pas de bol ! Moi qui ne peux pas les voir en peinture ! Ils sont idiots, grossiers et superficiels. C’est donc contre ma volonté que je suis devenu missionnaire d’un sentiment que je ne connais même pas ! Pour mon anniversaire, la tradition veut que je prenne en charge un humain désespéré. La mission s’avère bien plus complexe que prévu quand j’apprends que la personne dont je suis chargé est une jeune femme gravement malade. Me voici donc parti pour la Thaïlande profonde… 

Mon avis


Je remercie les éditions Boz’Dodor de m’accorder une nouvelle fois leur confiance en me remettant ce roman. Le résumé était intriguant et la couverture douce et pure m’a attiré.

Ce roman est un récit d’anges mais différent de ce que j’ai lu jusqu’à présent. Ici pas de guerre entre anges et démons. Les anges sont une communauté vivant à Epsilem. Ce sont des êtres ayant une vie très longue et qui lors de leur cinquante ans ont un rituel de passage en faisant face à des humains sans avenir et ont une mission à relever afin de pouvoir continuer à vivre au sein de la communauté. Ceux qui échouent, doivent partir… Ces anges sont libertins, toujours positifs et sont sous la houlette d’un Référent, Jules. Lors ses 50 ans, Antoine qui est plus renfermé que les autres anges et qui n’apprécient guère les humains, va avoir une mission très périlleuse. Il devra aider une jeune femme à trouver l’amour en 30 jours. Seul gros problème, cette jeune femme, Mila est mourante.

On suivra alors Antoine lors de sa quête afin de trouver un homme pour Mila. Evidemment, tout ne se passera pas comme prévu et sa rencontre avec la jeune femme bouleversera ses idéaux et toutes ses idées reçues sur les humains mais aussi sur sa vie d’ange.

Les personnages sont différents des uns des autres. Antoine est un jeune ange bien différent des autres. Il parait, au premier abord, hautain, imbu de lui-même, ronchon, mais aussi tendre surtout et essentiellement même avec Ronnie, l’ange qui l’a élevé comme son fils, sa nourrice. Au contact de Mila, il s’ouvrira. Mila est une jeune femme vétérinaire, le cœur sur la main mais pas pour autant naïve. Elle s’est installée en Thaïlande et est très heureuse dans sa maison au milieu de nulle part avec ses bêtes même si la maladie va l'arracher à ce simple bonheur.

Le récit en lui-même est mignon mais il n’y a pas de grande intrigue entre les deux personnages principaux. J’ai pu facilement deviner ce qu’il avait advenir. A vrai dire, la grosse surprise que j’ai eu, c’est Jules qui en a été la cause. Antoine va être surpris…Ce que j'ai également apprécié c'est qu'ici, je n'ai pas eu la sensation de l'ange sauveur, rassurant, qui ouvre la voie. J'ai vu plutôt Mila, la simple humaine, dans ce rôle qui permettra à Antoine d'ouvrir simplement les yeux sur la signification de la vie.

La plume de l’auteur est simple, fluide, facile à lire, parfois drôle et on entre dans cette histoire avec une telle aisance… Il y a de l’amour, de l’espoir mais aussi du changement dans une communauté qu’on a tendance à idéaliser mais qui est loin d’être parfaite. D’ailleurs j’ai beaucoup apprécié cette vision des anges.

Ce fut une jolie lecture mêlant romance et fantastique. Un moment agréable qui nous permet d'avoir une lueur d'espoir en la vie… tout simplement !

Extrait 


Mila est allongée dans son lit, feuilletant un livre. Un roman de toute évidence. Je l’observe quelques secondes et part finalement vers la pièce qui se situe juste à côté, découvrant qu’il s’agit des toilettes. De la même manière, je traverse les murs pour atteindre celle encore un peu plus loin. La salle de bain qui me fait face sera ma meilleure alliée pour le plan que je prépare. Je ne parviens pas à dissimuler un sourire sournois, ayant l’impression d’être un sale gosse sur le point de faire une bêtise.
Il n’y a pas d’âge pour s’amuser !
De mon sac-à-dos j’extirpe un couteau suisse et sans la moindre hésitation, commence à extirper les vis du tuyau d’arrivée d’eau. Il me suffit de quelques secondes pour parvenir à mes fins et voir un véritable jet d’eau jaillir entre mes doigts, me transformant en une carpette détrempée. Je ris, à peine honteux des dégâts occasionnés chez cette pauvre femme, certain d’atteindre le but escompté.

Créatures, Chimères et Châtiments


TITRE : Créatures, Chimères et Châtiments
AUTEUR : Florence COCHET
EDITIONS : Boz’Dodor


Résumé


Partout sur la planète, des jeunes femmes tentent d’échapper à de ténébreux assaillants, des vampires cèdent à leurs obsessions sensuelles, des cambrioleurs s’introduisent dans d’imprenables cités. Ailleurs, des créatures traversent l’univers pour trouver le salut, et d’autres exaucent les vœux…
Accompagnez ces êtres étranges, passionnés ou tourmentés dans leur quête existentielle, entre chimères et châtiments, mais gardez à l’esprit que le monstre n’est pas toujours celui que l’on croit.
En 9 nouvelles allant du fantastique au steampunk en passant par l’anticipation, Florence Cochet entraîne le lecteur dans un voyage dépaysant dont il ne sortira pas indemne.

Mon avis


Tout d’abord, merci aux Editions Boz’Dodor pour ce Service Presse qui m’a posé quelques soucis puisque j’ai eu des problèmes pour ouvrir le fichier (Merci Calendhiel pour tes compétences en informatique). Bref, après moult péripéties, j’ai enfin pu me plonger dans ce recueil de nouvelles fantastiques qui ont pour particularité d’avoir toutes été écrites par la même auteure. 

Tout d'abord, bravo pour l'illustration de la couverture que je trouve parfaite pour ce recueil. Il en dégage du mystère, de la noirceur et de la beauté ! Lors de ma lecture, j’ai totalement été envoûtée par certains récits et moins par d’autres. Quatre figurent parmi mes favorites. Par là j’entends que j’ai eu la capacité d’en imaginer un avant et un après. En général c’est comme ça que je fonctionne avec les nouvelles.

Dans les profondeurs est la première nouvelle de ce recueil et ce fut une lecture palpitante. J’ai adoré le concept de cette revisite de la Petite Sirène… Difficile d’en dire plus sans tout raconter mais je crois que c’est ma préférée !

Sous le dôme m’a intrigué ! En peu de pages, l’auteur a réussi à donner à son personnage, David, une personnalité attachante car naïve, mais pas une naïveté énervante !

A corps perdu est une nouvelle fantastique certes mais également reposant sur un fait d’actualité : les femmes battues, soumises et humiliées par leurs époux ! On imagine une fin où Ève trouve enfin le bonheur mais les créatures peuplant cette nouvelle sont-elles réellement bonnes ?

Enfin, vint Oceanica qui est la dernière nouvelle de ce roman et qui est un très beau clin d’œil à Jules Vernes et à ces ouvrages magnifiques qui ont fait rêver de nombreux lecteurs !

Chaque nouvelle de cet ouvrage a un thème particulier, un univers différent et une morale à retenir. On peut ainsi retrouver la fin de vie accompagnée, la beauté éternelle, des leçons de vie (bien réfléchir avant de faire un vœu), l’amour et ses extrêmes, etc… Je n'ai rien à redire sur la plume de l'auteur, elle sait nous embarquer dans son univers et connait parfaitement son sujet. J’ai passé une bonne lecture, parfois trop courte pour certains récits, comme ça l’est souvent lorsqu’on est plongé dans un univers qui plait !

Extrait de Dans les profondeurs 


Je ne m’inquiète pas Jonathan. Je ne m’inquiète plus. Soit je réussis à redevenir celle que j’étais avant de t’offrir ma vie, soit je meurs. Et ce ne sera pas de ta main.
L’anfractuosité m’attend. Je commence par ôter ma ceinture de plombs et mes palmes. Aussitôt, je flotte contre le plafond. C’est maintenant que tout va se jouer. Je dois abandonner les reliquats du monde des humains sans me noyer. Je vide mon gilet de stabilisation, puis m’en libère. Mon bloc de plongée tombe au fond. Mon visage crève la surface de la poche d’air. Je respire dans un minuscule espace. L’angoisse serre ma gorge. Deuxième étape, me débarrasser du masque et de la combinaison. Je descends la fermeture éclair, m’extirpe du néoprène comme un papillon de sa chrysalide, puis de mon bikini orné de fleurs d’hibiscus. Mon alliance semée de diamants les rejoint. Je suis aussi nue que le jour de ma naissance et la même mer m’étreint. D’un geste, je dénoue ma chevelure qui se déploie, tentaculaire. Elle ne séchera plus jamais.
Maintenant, c’est à mon corps de jouer. A-t-il oublié ce qu’il était ? Acceptera-t-il de la redevenir, bien que je ne sois pas certaine de le souhaiter ? Il n’y a aucun moyen de le savoir : je dois me noyer. Mon cœur cogne contre les côtes. Ma dernière chance.

mercredi 14 mars 2018

Clin d'oeil

TITRE : Clin d’œil
AUTEUR : Mell 2.2
EDITIONS : Boz’Dodor


Résumé


Suite à un accident de voiture, Peter, vingt et un an, est diagnostiqué en état végétatif. Cependant, sa conscience et sa mémoire sont loin d’être mortes, elles persistent. Au bout de trois ans de paralysie, il reçoit la visite de Wendy, mystérieuse jeune fille sarcastique dont il se moquait autrefois. Elle est la seule à croire en lui. Ensemble, ils vont établir une forme de communication par clignements d’yeux afin que le jeune homme sorte enfin de ce néant de solitude et atteigne le bonheur.

Mon avis



Je remercie vivement les Editions Boz’Dodor pour ce partenariat et l’envoi de ce Service Presse qui m’a fait découvrir une très belle histoire.

J’ai vécu ma lecture de Clin d’œil comme un témoignage d’un combat pour la vie et l’amour. Peter a eu un très grave accident de voiture qui le laisse paralysé de la tête aux pieds. Les médecins l’annoncent mort tant physiquement que mentalement. Durant trois ans, Peter sera seul ; ses parents, son frère Jean, ses amis dont Michel, ne croyant voir qu’une coquille vide lors de leurs visites dans sa chambre, jusqu’à ce qu’apparaisse Wendy Cortizon, une ancienne camarade de classe du collège que Peter a cruellement humilié durant ces années scolaires… Mais Wendy commence à lui parler comme s’il était présent et Peter reprend espoir. La jeune femme s’aperçoit que la conscience de Peter n’a pas déserté son corps et ils mettent en place un système de communication par clin d’œil. Wendy sera d’un soutien inconditionnel pour le jeune homme qui tombera fou amoureux de son ange sauveur ! Pourtant Wendy n’a pas sa langue dans sa poche et c’est ce qui va tant plaire à Peter…

Le récit en lui-même est magique. On y retrouve évidemment de la romance mais aussi un combat de tous les jours ! Peter n’est pas le seul à être sauver… Wendy sent qu’avec le jeune homme, elle arrivera à surmonter son passé !

J’ai beaucoup aimé la plume de Mell 2.2 qui aborde le sujet avec douceur et réalisme. Le clin d’œil n’est pas que le code mis en place entre Peter et Wendy pour communiquer. C’est également un clin d’œil au roman de l’auteur écossais J.M. BARRIE, Peter et Wendy, ou plus connu sous le nom de Peter Pan. On y retrouve d’ailleurs les personnages de Jean et Michel. L’auteur va jusqu’à faire pousser la chansonnette à ses personnages… mais on trouvera au fur et à mesure de la lecture d’autres rappels à Peter Pan.

C’est également un clin d’œil à l’espoir, au courage et à la vie pour les personnes que le destin a cruellement marqué. Ce roman prouve qu’avec le soutien et l’amour d’une seule personne, un être se considérant comme perdu peut avoir un avenir heureux.

J’ai trouvé dans ce roman une grande émotion, du rire, du courage, de l’amour, mais aussi du désarroi, le sentiment d’impuissance, la tristesse et la colère. On passe par tous ces sentiments ! Clin d’œil me change de mes lectures habituelles qui sont plus dans le genre fantastique car justement je cherche à m’enfuir de la vie réelle dans mes livres ! Mais quel bien ai-je eu en me plongeant dans ce roman. Car malgré la difficulté à accepter que des gens comme Peter puissent vivre ainsi et parfois seul, c’est une très belle leçon de courage et d’humilité qu’il faut retenir.

Enfin, un dernier petit mot pour la couverture : magnifique ! 
Je crois que je peux affirmer avoir un coup de cœur pour Clin d’œil.

Extrait 


Un clignement pour oui, deux clignements pour non.
C’est la base.
Ma famille estime que c’est le fruit du hasard, ils ne croient plus en la possibilité que mon esprit ait perduré. Mais Wendy reste bornée à ce propos.
- Mon pote immobile, on va leur montrer qu’ils se trompent, grommèle-t-elle un jour de novembre.
Cela fait presque deux mois qu’elle passe environ trois à quatre fois par semaine. Elle semblait réticente au départ, sans que j’en sache vraiment la raison. Cet après-midi-là, Wendy se met à m’inonder de questions durant ses deux heures de présence, dans un climat plus sérieux qu’accoutumé. Elle me force à lui répondre.
- Veux-tu voir la première bande-annonce du Star Wars 7 ?
Un clignement.
« Tu veux rire, j’espère ? Evidemment que je veux la voir. »
Wendy mâchouille son chewing-gum avec nonchalance en me jetant un regard froid inhabituel.
- Tu es sûr ? Tu ne vas pas être déçu ?
Deux questions l’une après l’autre.
« C’est un piège ! » crierait le colonel Akbar dans l’épisode 4 de notre saga de science-fiction préférée.
D’ordinaire, elle me laisse le temps de me concentrer sur mes paupières avant de relancer une interrogation. Vu son air rude, elle l’a, indubitablement, fait exprès pour me déstabiliser.
Un clignement, pause, deux clignements.
Wendy pianote sur l’écran tactile de sa tablette en conservant le même flegme perturbant.
- Ok, comme tu voudras. 

Les Originels, Tome 3 - L'accomplissement

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