mardi 17 avril 2018

Rêver n'est pas un vilain défaut

TITRE : Rêver n’est pas un vilain défaut
AUTEUR : Carole CERRUTI
EDITIONS : City Editions


Résumé


À bientôt trente ans, Elisabeth a des rêves plein la tête. Elle aimerait être écrivain, voudrait être un peu moins enrobée et ne plus être l’éternelle célibataire que l’on regarde avec pitié. Mais voilà, elle fait partie des femmes qui passent inaperçues.

Trop c’est trop ! Invitée à la soirée de gala des anciens étudiants (qu’elle n’a pas revu depuis dix ans), elle décide qu’elle n’ira pas toute seule pour ne pas subir les moqueries de ses anciennes camarades. Il lui faut un petit ami, et vite. La seule solution ? Engager un acteur !

Mauvaise idée… L’homme est bien trop séduisant, charismatique et arrogant pour que leur couple soit crédible. Pour une fois, le destin n’aurait-il pas pu lui donner un petit coup de pouce ? Mais Elisabeth doit faire avec. D’ailleurs, qu’est-ce qui pourrait bien déraper ?

Tout peut arriver… surtout quand on ne l’attend pas !


Mon avis




Je remercie Carole pour ce beau cadeau. En plus d’être une femme adorable, c’est une auteure talentueuse dont j’ai eu la chance de découvrir l’un de ses premiers textes Twenty Rules (un roman dystopique magnifique).

Avec ce roman, Carole Cerruti signe une romance légère, douce et fraiche. Elisabeth Wood est une jeune femme qui travaille dans une librairie à New-York. D’origine anglaise, elle a plus ou moins fui sa famille après avoir abandonné l’examen du barreau. Après la mort de sa mère, son père s’est remarié avec une femme que je qualifierais d’hautaine et d’imbue d’elle-même et qui a aussi une fille aussi pénible qu’elle. Liz s’est réfugiée dans l’écriture afin de fuir cette famille recomposée et rêve de devenir écrivain. Sa petite vie trop tranquille va être bouleversée par l’arrivée d’une lettre : une invitation à une soirée de gala pour anciens étudiants qui, cerise sur le gâteau, est organisé par sa charmante belle-mère. Liz va alors s’inventer un petit ami parfait et emploiera un acteur pour jouer ce rôle. 

 J’ai beaucoup aimé le personnage d’Elisabeth. Elle est tout à fait le style de femme qu’on peut rencontrer dans notre entourage. Simple, cachant ses quelques rondeurs derrière des vêtements trop amples, discrète, parfois maladroite et gentille, elle n’en a pas moins un caractère affirmé au besoin. Sa rencontre avec Damon qui est son total opposé promet des scènes cocasses et explosives. Ce très charmant jeune homme a un physique de rêve et le sait très bien en usant volontiers de ses atouts. D’autres personnages entrent dans cette scène. J’ai adoré l’excentricité de la meilleure amie d’Elisabeth, Kathleen, qui donne du piquant au texte. Je me suis régalée à détester Trish (la demi-sœur) et Brihanna (la belle-mère). Enfin, il faut compter sur un personnage étrange et marrant : la voix !

L’auteure a su mettre des ingrédients divers et délicieux dans ce roman. On y trouve beaucoup de surprises et de rebondissements. Des références à Cendrillon et Bridget Jones me seraient venues facilement à l’esprit sans les allusions. Je suis passée du rire aux larmes en peu de temps et j’ai pris un plaisir intense dans ma lecture. La plume de l’auteure est fluide, simple avec une touche de poésie romantique. On perçoit la douceur de l’écrivain derrière celle du personnage. Ce roman est une petite pépite, un bonheur à lire et je l’ai dévoré en vingt-quatre heures (et si j’ai mis autant de temps c’est que je devais dormir et que j’étais invitée). 

Rêver n’est pas un vilain défaut est une belle ode à l’espoir pour ceux et celles qui ont des rêves. Tout peut arriver, il suffit d’avoir confiance en soi et d’y croire. La preuve ! Carole a réussi à faire publier un roman extraordinaire et ainsi réaliser un de ses rêves ! Bravo ! Je ne peux que conclure cette chronique en affirmant qu’il s’agit un très joli coup de cœur !

Extrait


Les jambes flageolantes et le visage cramoisi, je traversai l’aéroport aux côtés de ce type, serrant la bandoulière de mon sac de toutes mes forces. Il me semblait que tous les regards étaient braqués  sur nous : sûrement ma paranoïa qui reprenait le dessus. Alimentée par les mensonges, nourrie par mon incapacité à gérer le situation, elle était un monstre qui gagnait en taille à mesure que cette histoire prenait forme.
Une fois dehors, je respirai une grande bouffée d’air pour reprendre un peu de courage. Le temps était maussade, d’épais nuages gris accablaient le ciel et chargeaient l’air d’humidité. Mes cheveux allaient encore ressembler à du poil de caniche ; c’était d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’avais quitté l’Angleterre : pour incompatibilité capillaire.

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