mercredi 6 mars 2019

L'Architecte du Temps


TITRE : L’Architecte du Temps
AUTEUR : Chris RED
EDITIONS : Auto-éditions




Résumé


Londres. 1851. 

Edgar Stone est un inventeur aussi renommé que décrié. Une humiliation publique lui a valu d’être la risée des journalistes, et notamment de Charles McCartigan, l’employeur de Rose Cunningham, sa compagne. Déterminé à laver son nom souillé et à prouver sa valeur, il a défié les lois du temps pour présenter ses futures créations lors de la première Exposition Universelle de l’ère moderne. 
Devant la reine Victoria, la souveraine de l’Empire britannique, et accompagné de son fidèle assistant, Richard Morris, il compte prouver à tous son talent et son ingéniosité. Mais surtout, il rêve de rendre le monde meilleur et d’accélérer la croissance industrielle de sa nation. Tout semble se dérouler à merveille… 
… Jusqu’à l’apparition de l’inspecteur Samuel Grant, haut gradé au sein de la division temporelle de Scotland Yard qui va le conduire en 1999 dans un Londres futuriste où l’attend son procès. 

Inclus : La nouvelle Voyage hors du Temps qui a donné vie au personnage de L'Architecte.


Mon avis


Je remercie Chris Red pour ce service presse. C’est le quatrième roman que je découvre de lui, mais le premier dans le style steampunk. C’est d’ailleurs ma seconde lecture de ce genre !

On découvre Edgar Stone, un inventeur, près à exposer ses nouveautés lors de la première Exposition Universelle de l’Humanité à Londres qui sera inaugurée par la Reine Victoria. Soutenue par Rose, la femme qu’il aime, il est prêt à faire oublier son échec de la fois précédente. En effet, Edgar a fait une découverte qui va bouleverser le monde : une montre qui permet de voyager dans le temps. Tant d’ailleurs, que l’Architecte du Temps, lui-même, décide d’intervenir. En effet, durant ses voyages, Edgar, en compagnie de son assistant Richard Morris, a changé l’ordre des choses…

Une quête va se mettre en place et seule Rose a la possibilité de faire changer les choses. Son objectif : empêcher Edgar de créer cette montre à voyager dans le temps. Seulement, lors de ses voyages, on s’apercevra que le monde évoluera bien trop vite ! Observée par son cher et tendre, Richard, l’Architecte et sa compagne, elle devra se débrouiller seule. Pourtant, quelques fois, il faut savoir désobéir aux ordres…

L’Architecte du temps est un roman plein de rebondissements où l’imagination de l’auteur est à foison ! C’est là qu’on s’aperçoit qu’en modifiant une toute petite chose du passé, ça peut avoir des conséquences énormes. L’amour a aussi sa place dans ce texte et celui que Rose et Edgar se portent mutuellement est très fort. J’ai également beaucoup apprécié le fait que l’auteur ne laisse pas l’assistant Richard Morris de côté. Lui aussi a un rôle et un passé qu’on découvre au fil des pages. Il y a beaucoup de détails et tous ont leur utilité pour comprendre l'intrigue !

Enfin, j'ai dévoré la nouvelle en fin du roman... J’ai retrouvé la plume de Chris Red avec grand plaisir et j’ai beaucoup apprécié ce roman.

Extrait


Edgar se défit de son emprise et la jaugea du regard avec défiance, comme s’il s’agissait d’une diablesse ou d’une sorcière.
-          Lis, tu comprendras par toi-même, dit-elle en lui tendant les bouts de papiers pliés.
Sceptique mais intrigué, Edgar s’empara des messages et les déplia pour les parcourir en silence. Son visage demeura impassible le temps de la lecture et il s’arrêta en particulier sur celui qui avait été imprimé d’une manière qui lui échappait encore totalement. Enfin, il les replia et les lui rendit, considérant qu’ils appartenaient à Rose et non à lui, bien qu’il en ait visiblement été l’auteur.
-          Tu es en train de me dire que tu viens du futur et cela à ma demande.
-          J’étais aussi stupéfaite que toi lorsque j’ai découvert ces notes de ta part. Maintenant que j’ai utilisé la montre, je suis d’autant plus convaincue. D’après ce que tu as dit, nous devons défaire ce que tu as fait. Tu ne dois pas inventer cette montre à goussets et tous nos problèmes seront résolus. Ainsi que ceux de la planète.

dimanche 3 mars 2019

Ma folie la plus sage

TITRE : Ma folie la plus sage
AUTEUR : Charlotte ORCIVAL
EDITIONS : HarperCollins


Résumé


Elle, étudiante qui s'oublie dans les corps à corps et le tourbillon des nuits parisiennes.
Lui, acteur de renommée internationale qui commence à découvrir le prix amer de la célébrité.
Eux, pour une nuit, d’oubli et de caresses. Mais avec le jour revient la réalité et ses obstacles. La distance, les secrets, les blessures. Et une question : peuvent-ils vraiment reprendre la vie qu’ils menaient avant cette nuit hors du temps ?

Mon avis


J’ai reçu ce roman lors de la Masse Critique de Babelio et, puisque j’avais déjà eu l’occasion de découvrir la plume de Charlotte Orcival il y a quelques temps déjà, je n’ai eu guère d’hésitation pour postuler pour Ma folie la plus sage.

Ce texte est une jolie romance des temps modernes avec pour protagonistes une étudiante parisienne et un jeune acteur anglais de série au début de sa célébrité. Je devrais même ajouter que Ma folie la plus sage rapporte le « début » de la romance entre Lenny et Julia. Et, malgré un coup de foudre, un début presque parfait, rien ne le demeure bien longtemps. Les secrets seront présents et les hésitations entre famille, travail et amour seront nombreuses. 

Passons aux personnages… Lenny et Julia se rencontre chez Courtney, la sœur jumelle du jeune homme quand ce dernier lui rend visite à Paris durant quelques jours où il ne tourne pas à Vancouver. L’attraction est quasi-immédiate entre eux. Seulement, Julia est une jeune femme qui tourne beaucoup dans les bars et cumule les relations d’un soir. Quant à Lenny, en plus d’être un jeune acteur dans une série sur Netflix, il a un physique de jeune premier et une petite amie, Abe, également actrice dans la série. Ces deux-là forment un couple que les fans adorent ! Le couple a également, chacun de leur côté, des amis, de la famille et nous découvrons tout ce joli monde !

L’histoire de Julia et Lenny est loin d’être simple. La distance entre eux. Le métier de Lenny. Abe aussi… Bref, ils vont avoir quelques épreuves peu évidentes à surmonter. L’auteur marque l’importance des états d’esprit de l’un et de l’autre et ça prend le dessus sur les rebondissements auxquels on pourrait s’attendre. Certes, il y en a, néanmoins, la plume guide sur ceux des sentiments. Du coup, l’auteure amène beaucoup de descriptions qui peuvent parfois sembler longues avec des mots volontairement répétés comme pour bien appuyer un fait. L’écriture est fluide et agréable. On sent la personnalité de l’auteur derrière et ayant déjà lu l’un de ses ouvrages, je l’ai retrouvé. 

Ma folie la plus sage est une sage folie de l’amour ! Une jolie histoire sans de multiples rebondissements avec des « je t’aime, moi non plus ». Un récit simple racontant le début d’un amour fou entre deux personnes ayant des univers différents qui cherchent malgré tout à se retrouver…

Extrait


Ces dernières semaines, il avait été une voix et beaucoup de mots. Il avait été des rires, des blagues et des confidences. Mais comme c’était bon là, à présent, de le retrouver tout entier. Car ce qu’il lui offrait, c’était tout son corps et ses pensées, et toute sa douceur et sa férocité. Comme elle aimait ça, le goûter, l’embrasser, le rendre fou de désir… Encore plus peut-être que lorsqu’il prenait le contrôle et la guidait vers le plaisir. Et pour Julia, c’était la première fois. La première fois que le plaisir et les sentiments et la vérité étaient parfaitement alignés. La première fois qu’elle n’avait pas honte non plus d’être folle de lui parce que de manière improbable, voire miraculeuse, Lenny semblait fou d’elle également. Et qu’entre fous, on pouvait s’abandonner.

mardi 12 février 2019

Dans la peau

TITRE : Dans la peau
AUTEUR : Merry DAUREY
EDITIONS : Nats


Résumé


2395.
Tout va bien dans le meilleur des mondes…
La piela a fait son apparition et guide l’Humanité, qui semble avoir enfin trouvé la paix et la prospérité recherchées au cours des millénaires précédents.
Olydia et Arwyn en sont en tout cas persuadées et mettent toute leur énergie au service de la société.
Mais tout ceci n’est-il pas qu’illusion ?

Mon avis


Je remercie les éditions Nats pour ce service presse. Ce texte court fut une très jolie découverte et le thème dystopique aurait très bien pu aller à un roman d'ailleurs... 

Nous sommes en 2395 et les hommes sont "heureux". Pas de futur catastrophe ici ! Pas de guerre qui aurait ravagé le monde ! Non ! Le nom de ce qui changera à jamais les hommes est la piela, un virus qui se fiche dans la peau. Il s'agit d'un motif qui apparaît sur la peau et qui est un guide du bonheur. Comme les dessins sont variés, il a fallu aux hommes qu'ils en apprennent les significations, mais tous sont loin d'être résolus. Bref, tout est indiqué : le métier, la vie amoureuse,...

Cette nouvelle nous est présentée comme un journal intime. Nous suivons les pensées d'Arwyn qu'elle désire partager avec ses proches. Arwyn est décédée et ses carnets vont aider ses amis à y voir plus clair quant à leur monde parfait. En parallèle, nous apprenons à connaitre Olydia, la meilleure amie d'Arwyn, et l'évolution de son raisonnement. Enfin, nous avons Kelen, le frère d'Arwyn, qui remettra le dernier carnet à Olydia, et Niudir, l'ami des deux jeunes femmes. Nous nous apercevons très vite que les deux garçons ont découvert des secrets inavouables et leur désir est d'ouvrir les yeux d'Olydia. Cette dernière mettra un long moment pour terminer cette lecture et nous saurons certaines choses bouleversantes. 

En découvrant ce petit texte, on peut se dire : "enfin, un texte dystopique qui n'est pas post-apocalyptique!". Seulement, le terme de "catastrophe" ne désigne-t-il pas un bouleversement de la communauté ? Quelque fois, il peut être plus virulent lorsqu'il passe en douceur avec une utopie en fond ! Ici, les être humains sont catalogués, classés et ont un avenir déjà tout indiqué. Où est la liberté ? Sous prétexte du bonheur, a-t-on le droit de supprimer le libre-arbitre ? Toutes ces questions me sont passées par la tête en lisant ce texte et je pense que chacun aura sa propre réponse... ou pas.

Un petit mot sur la plume qui est très agréable et soignée. Le fait d'inclure des passages du journal d'Arwyn est un très bon point. 

Dans la peau est un texte très agréable à lire et il nous permet de nous éloigner, pour quelques instants, de cette société qui commence à nous dicter les règles de "bonheur"et "bienséance" et d'en tirer les conclusions. 

Extrait


Olydia fronçait les sourcils en lisant ce passage : Arwyn se mettait à parler de son anniversaire. De son Amaria qui tardait à apparaitre. Elle ne savait que trop bien ce que cela signifiait et commençait à comprendre où voulait en venir Kelen en lui faisant découvrir son carnet.
Olydia referma le livret d'un coup sec et se mit à ressasser tout ce qu'elle avait appris.
Elle avait passé la nuit à parcourir les premiers mots de son amie, et relatait toujours à peu près la même chose. Des explications sur son univers parfait dans lequel il fallait absolument vivre, des louanges de la piela et de ses effets bénéfiques sur la destinés des gens. Elle avait même dressé la liste des tatouages existants. Il y étaient tous, ou presque.

mercredi 23 janvier 2019

Vampire Chronicles - La légende du roi déchu - Tome 1 à 9

TITRE : Vampire Chronicles – La légende du roi déchu
SCENARIO : Kyo SHIRODAIRA
DESSIN : Yuri KIMURA
EDITIONS : Ki-oon


Résumé


Il y a plusieurs milliers d’années, les pouvoirs terrifiants de la reine des vampires faillirent détruire le monde. Les hommes l’enfermèrent en attendant d’être assez puissants pour lui ôter la vie.

C’était sans compter sur le roi des vampires : depuis, il la cherche sans relâche et, pour elle, il a trahi sa couronne et les siens. Hommes, vampires, tous cherchent à l’arrêter par peur du chaos qu’il pourrait déclencher.

Mais son pire ennemi est le cygne noir : à chaque génération, il s’incarne dans le corps d’une femme différente. Le roi des vampires a beau les terrasser les unes après les autres, leurs pouvoirs s’additionnent à chaque réincarnation et un jour, sans espoir de recours, il sait qu’il sera vaincu...

Mon avis


C’est la première fois que je lis un manga et comme mon frère est un passionné de ce genre, j’ai profité d’une petite visite durant les fêtes de Noël pour lui emprunter une série de 9 tomes (l’une des plus courtes que j’ai trouvé sur ses innombrables étagères) et mon choix s’est porté sur une histoire de vampires…

Il ne m’a fallu guère de temps pour prendre l’habitude de lire à l’envers de droite à gauche, même si quelques fois, j’ai dû reprendre une page. Les dessins sont superbes. Il n’y a pas à dire, les mangas japonais offrent un coup de crayon superbe. Certes, les visages se ressemblent, mais c’est typique du genre. 

Le roi vampire Akabara Strauss est pourchassé depuis des siècles par les dhampirs et le cygne noir qui se réincarne dans les corps de jeunes femmes pour le combattre. L’objectif d’Akabara est de libérer son épouse qui a failli décimer la planète et qui a été neutralisée par la magie. Evidemment, ceci n’est que les lignes apparentes de l’intrigue et au fil de la lecture, on s’aperçoit que les secrets sont nombreux et les révélations se feront surprenantes. Jusqu’à la toute fin, on ignore comment cette histoire va se terminer…

Les personnages sont intrigants et attachants. Akabara n’a pas l’apparence d’un monstre, il semble plutôt résigné et triste. On n’en saura les raisons que bien plus tard. Bridget, la dhampire, est très dangereuse et puissante, d’autant plus qu’elle ne se dévoue qu’à sa cause : tuer Strauss.  Son passé est très lourd et il sera dévoilé au fur et à mesure. Un personnage apporte de la fraicheur au récit : Laeti, une fillette dhampire qui ne grandit pas très vite. Strauss l’adopte et pendant des décennies, ils se battront côte à côte.  Enfin, il y a le cygne noir qui prend l’apparence d’une jeune femme. Cette dernière n’a d’autres choix que se battre pour tuer le roi vampire ou mourir soit de la main de son ennemi soit anéanti par le cygne noir lui-même au bout de quelques années à peine. Kayuki est la cinquantième réincarnation. Sera-t-elle la dernière ?

Je me suis prise dans cette lecture au point d’avoir lu en quelques jours les neuf tomes que comporte cette série. J’en suis même à regretter qu’une telle histoire n’existe pas en roman. L’intrigue est géniale, les personnages sont touchants, les dessins sont superbes. Je me suis régalée et je suis prête à retenter l’expérience du manga !

jeudi 17 janvier 2019

Dark Soul

TITRE : Dark Soul
AUTEUR : Angie L. DERYCHERE
EDITIONS : Sharon Kena


Résumé


Jessica étudie les lettres à la Faculté de Paris. Belle, charmante et studieuse, elle décline toutes les invitations aux fêtes d’étudiants qui se présentent à elle. Sauf une à laquelle sa meilleure amie Lucie la persuade d'aller ; Jessy accepte alors de la rejoindre chez Claudia pour tenter d’approcher le garçon qui lui plaît.

Cependant, elle n’ira jamais à la fête.

On l’attend, caché derrière des bosquets.

Ils sont trois. Trois hommes qui feront d’elle un objet sexuel.

Son besoin de lever le pied va l’envoyer dans l’horreur où le pire des cauchemars l’attend.

Dans ce huit clos des plus étouffants, Jessica saura-t-elle se sortir des ténèbres ?

Mon avis


Dark Soul est ma première lecture dans le genre Dark Romance. Je ne dirais pas que ce style littéraire fait parti de mes favoris. C’est très spécial et je pense qu’il faut prendre un certain recul en lisant ce genre. Angie L. Derychère a une jolie plume et a su user de termes adéquats afin que la situation décrite passe mieux. 

Jessica est une jeune étudiante à l’université et se fait enlever afin de devenir une esclave sexuelle dans les pays du Maghreb. La situation est très vite mise en place, il n’y a pas de mystère là-dessus. La jeune femme va rapidement comprendre que l’horreur ne fait que débuter, surtout lorsqu’elle s’aperçoit que son professeur, William Andrew, est l’investigateur de son kidnapping. Avec deux autres hommes, Sofian et Marc, ils vont lui apprendre à donner du plaisir avec son corps. Torture, violence, viol, humiliation seront au programme. Au fil du récit, on découvrira que ce réseau dirigé par un certain Abib, n’en est pas à sa première recrue et seules les vierges les intéressent. Seulement, malgré les horreurs, un attachement mutuel commencera à lier Jessica et William. C’est là que la définition du syndrome de Stockholm prend tout son sens. 

L’auteur a émis un avertissement au début du roman et, en effet, les âmes sensibles risquent de ne pas supporter les perversités décrites. Seulement, ne pensez pas qu’il y a justes des scènes de viol, de sexe et  d’autres horreurs. L’auteur nous permet d’entrer dans la tête de la victime, mais aussi dans celle du bourreau. On découvre l’évolution des émotions de l’un et de l’autre… Ainsi, le texte a plus de profondeur et l’intrigue bien loin d’être résolue lorsqu’on lit le dernier mot. 

Pour conclure, si le genre littéraire en lui-même n’est pas mon style, il n’en reste pas moins que la plume de l’auteur est prenante et profonde. Les personnages sont très humains et par conséquent, on peut se dire qu’il nous est possible de les croiser dans la rue ou dans notre entourage sans savoir qui ils sont. Le thème des esclaves sexuelles enlevées est malheureusement toujours d’actualité et n’imaginez pas que ces situations barbares n’ont lieu que dans certains pays éloignés du nôtre ! Quoiqu’il en soit, nombre de jeunes filles sont arrachées à leurs vies tranquilles, et des Jessica subissent des actes abominables qui détruisent leurs âmes et leurs corps. La fin est assez perturbante dans un sens et je m’interroge vraiment sur la façon dont cette histoire va se terminer !

Extrait


Je n’avais pas la moindre notion du temps depuis ma captivité, mais je compris, lorsque William Andrew pénétra dans ma chambre, qu’il était bien trop tôt pour anéantir ma liberté rêvée.
Il s’avança vers moi d’un pas lent tout en arborant un large sourire de satisfaction quand il s’aperçut que j’étais réveillée. Je me redressai dans le lit, remontant dans mon mouvement, la couverture qui me protégeait de sa vue.
C’était idiot, je n’étais pas nue, mais j’appréhendai la lueur qui faisait briller ses yeux à cette seconde.
- Tu as bien dormi, ma belle ?
- Oui, bredouillai-je avant que mon esprit ne me rappelle l’oubli à ne pas faire. Maître… j’ai bien dormi.
Il lâcha un rire et vint s’installer à mon côté.
- J’en suis ravi, ma petite Jessy. J’espère que tu es en forme, car tu vas avoir besoin de beaucoup d’énergie pour attaquer la journée.
Je hochai misérablement la tête. Quelque chose me disait que je n’allais pas du tout apprécier cette leçon numéro trois. Et j’avais raison de me méfier.

vendredi 11 janvier 2019

Héritage Captif


TITRE : Héritage Captif
AUTEUR : Olivia BILLINGTON
EDITIONS : Nats Editions


Résumé


Comme toutes les femmes de sa famille, Mélina est une sorcière. Brutalement privée de ses trois tantes lors d’un incendie, elle est la seule à savoir qu’il ne s’agit pas d’un accident.

Décidée à découvrir la vérité, elle utilise son don de perception et tente d'extraire les souvenirs ancrés dans les objets des défuntes.
L’enquête s’annonce difficile, car Mélina doit taire sa véritable nature... À moins qu’elle ne puisse se fier à Valentin, ce jeune homme qui s'immisce bien malgré elle dans sa vie - hasard, destin ?
Parviendra-t-elle à trouver les réponses sans dévoiler son secret ?


Mon avis


Je remercie Nats Editions pour ce service presse. La couverture et le quatrième de couverture m’avaient fait de l’œil et impossible de résister !

L’auteur met en scène la jeune Mélina qui vient de vivre un drame familial : le décès brutal de ses trois tantes. On apprend rapidement que les femmes de la famille sont toutes des sorcières. Seulement avec la mort de Cornélia, Philomène et Lucinda, Mélina se retrouve seule sur le plan sorcellerie puisque son père, frère ainé des trois femmes, et sa mère n’ont aucun pouvoir. De plus, on découvre qu’il ne s’agit pas de décès accidentels, mais de meurtres, que Mélina a maquillé afin d’éviter les interrogations de la police. D’autre part, on fait connaissance avec Valentin, joueur malheureux de poker ayant perdu son emploi, qui a la mauvaise idée de dévaliser la demeure des trois sœurs afin de rembourser sa dette. Les deux jeunes gens vont lier d’amitié, des sentiments qui vont se développer…

L’intrigue de ce récit est très prenante. On cherche à découvrir en même temps que Mélina qui est responsable de la mort de ses trois tantes. L’auteur nous dévoile principalement des pans du passé de Cornélia qui était la marraine de la jeune femme. On saisit le lien fort qui les unissait… D’autre part, on prend part des interrogations de Valentin qui se doute bien que son amie lui cache des secrets capitaux. Les parents de Mélina m’ont apparu très froids, distants et, si on comprend un peu les raisons du père, j’avoue que la mère est demeurée un vrai mystère ! Enfin, il y a la meilleure amie de l’héroïne, Aude, un soutien inconditionnel. Seulement, on ne sait finalement pas beaucoup de choses à son propos. Finalement, j’ai trouvé Valentin et Mélina attachants, toutefois, j’avoue avoir eu un faible pour Cornélia. J’apprécierai beaucoup de lire un roman sur elle.

Si j’ai bien apprécié l’histoire dans son ensemble, le côté « enquête », celui de retour dans le passé et le thème de sorcellerie, il m’a manqué un peu de développement. Par exemple sur le monde de la sorcellerie en lui-même (mise à part une apparition, on n’en apprend peu) ou sur les tantes (surtout les jumelles Philomène et Lucinda). Certes, Mélina semble peu au courant, mais j’espérais que son enquête l’amène vers plus de réponses. Concernant la fin du texte, je ne m’attendais pas du tout à ça et ce fut une très bonne surprise.

La plume de l’auteur est fluide, simple, maîtrisée et on se laisse porter par le texte sans difficulté. Il y a eu juste quelques passages où le changement de narration m’a paru étrange. Il est vrai que j'apprécie qu'il soit identique du début à la fin !

Ce roman fut intéressant, une découverte agréable et le récit prenant. C’est le second livre d’Olivia  Billington que je découvre et son imagination est vraiment surprenante tout comme les conclusions qu’elle offre !

Extrait


Après avoir fermé la porte, je la verrouille. Qui est ce type ? Certainement pas un journaliste : j’ai bien senti l’hésitation dans sa réponse. Je me poste à la fenêtre et le guette. Il a l’air indécis, je me demande ce qu’il attend. Enfin, il part. Je le regarde s’éloigner jusqu’à ce qu’il disparaisse. L’écho de son pot d’échappement s’est tu.
Malgré son physique avantageux – métis, avec une peau chocolatée comme je les aime, et bien bâti, cheveux noirs un rien trop longs, qui rebiquaient un peu dans la nuque -, je ne lui accorde pas plus de deux minutes d’attention, puis je me dirige vers le séjour : je n’ai pas que ça à faire. Si je me laisse aller à penser, la tristesse va refaire irruption, et je ne pourrai m’en défaire.
D’une main un peu tremblante, je prends la robe rouge de Cornélia.
Un coup en plein cœur.

mardi 8 janvier 2019

Dernier regard sur 2018

Bonjour à tous,

En ce début janvier, il est temps de faire un petit bilan de l'année écoulée. Comme je l'avais prévu, mon rythme de lecture s'est beaucoup amoindrie ! En effet, l'écriture occupe une grande partie de mon temps lorsque ce dernier n'est pas accaparé par le travail ou la famille... Bref, les jours ont défilé à une telle allure que je ne cesserais de me répéter en affirmant que les années passent bien trop vite et qu'en 10 vies, il nous serait même pas possible d'effectuer tout ce que nous désirons...

Petit moment de nostalgie passé, revenons à nos moutons ! 

2018 fut une année de jolies découvertes livresques dont voici les 5 coups de cœur que j'ai eu :

   

 

Mais, il y a eu d'autres romans marquants qui ont frôlé de peu le coup de cœur... aussi, il serait injuste de ne pas les montrer!

  

 

Au total, j'ai lu 44 romans dont 26 services presses... Je sais, lors du bilan 2018, j'avais affirmé que je diminuerais les SP ! Cette année, une des ME partenaires a fermé ses portes, donc je pense que je pourrais un peu plus liquider ma PAL énorme qui dépasse les 500 ouvrages (vive les promos ebooks !). Comme vous avez pu également le remarquer, il y a moins de Check-up, de Top Ten Tuesday et de Bilan mensuel... Certains mois, c'est tout juste si j'ai lu un roman, donc je trouvais inutile d'écrire un article. 

Pour 2019, je vais poursuivre mes découvertes à mon rythme, continuer de transférer mes anciennes chroniques de canalblog ici-même (et il y a encore du boulot), et simplement me faire plaisir !

Meilleurs vœux à tous et au plaisir de vous lire !

L'Architecte du Temps

TITRE : L’Architecte du Temps AUTEUR : Chris RED EDITIONS : Auto-éditions Résumé Londres. 1851.  Edgar Stone est u...